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Montréal et Québec maintiennent la pression pour faire adopter le projet de loi sur l'autonomie municipale

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lors de son allocution aux assises de l'UMQ, à Montréal

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Forts de la confiance du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, des ténors municipaux ont lancé jeudi un appel à adopter le projet de loi 122 sur l'autonomie des municipalités d'ici la fin des travaux parlementaires à Québec.

Le premier ministre Couillard a défendu le projet de loi, qui permettrait à des villes comme Montréal et Québec d'abolir le processus des référendums citoyens.

« Il ne s’agit pas d’enlever aux citoyens le droit d’être consultés sur les projets, a soutenu le premier ministre. Vous allez vous-mêmes mettre sur pied des mécanismes de consultation qui vont être au moins, et probablement plus, efficaces que le modèle référendaire actuel. »

Oui ou non, faites-vous confiance aux élus municipaux? Moi, j’ai confiance.

Le premier ministre Philippe Couillard

Les maires de Montréal et de Québec, Denis Coderre et Régis Labeaume, de même que le président de l'UMQ, Bernard Sévigny, ont sommé l'opposition à l'Assemblée nationale de cesser de bloquer le projet de loi 122.

« Il faut éviter de rester figé dans le passé. Dans l’intérêt du Québec et de ses régions, nous vous demandons à tous et toutes d’adopter ce projet de loi avant la fin de la présente session parlementaire », a réclamé M. Sévigny.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, lors de son allocution aux assises de l'UMQ, dans la métropoleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Montréal, Denis Coderre

Photo : Radio-Canada

« On n’acceptera pas qu’on se fasse faire de la politique sur le dos. Si vous croyez vraiment à l’autonomie des municipalités, c’est le temps de le montrer », a lancé le maire Coderre. « Le mot filibuster [obstruction], passez à côté, on a besoin de ce projet de loi, on a fait nos devoirs », s’est-il exclamé.

À l’échelle montréalaise, Denis Coderre affirme qu’il souhaite instaurer une période de questions dans les conseils consultatifs urbains et donner des ressources supplémentaires à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), à titre d’exemples.

Après un référendum, il n’y a plus rien. Avec une consultation, on est capable de prendre des recommandations et de les peaufiner.

Le maire de Montréal, Denis Coderre

« Ce qu'on dit, c'est que c'est une game politique entre l'opposition et le gouvernement et on n’a pas envie de faire les frais de ça, nous autres. Ce qu'on dit aux gens de l'opposition, c'est : mêlez-vous de vos affaires, c'est à nous à décider, aux citoyens des villes à décider. Ce n’est pas une question de référendums ou pas de référendums, c'est autonomie ou pas d'autonomie », a déclaré le maire Régis Labeaume.

Le PQ ne fléchit pas

Malgré la pression exercée par les maires, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, ne cessera pas de défendre ce « droit démocratique important » qu'est le référendum citoyen. Le PQ semble toutefois prêt à discuter d'exceptions pour des projets institutionnels.

L’opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal s’est dite quant à elle préoccupée par les propos du premier ministre Couillard. « Un processus de consultation ne remplace en rien le droit démocratique des citoyens de faire pression sur les élus et les promoteurs afin que ceux-ci développent de meilleurs projets qui tiennent compte des besoins de la collectivité », a déclaré la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.

Avec la collaboration de Julie Marceau

Politique