•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une pièce qui a du chien

Un gros plan sur le visage de Jean Marc Dalpé

Jean Marc Dalpé

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rhéaume/Isabelle Plamondon

Radio-Canada

La pièce de théâtre Le chien, de Jean Marc Dalpé, célèbre ses 30 ans cette année. La bête n'a pas pris une ride depuis sa première mise en lecture à Québec, à l'automne 1987. Rencontre avec son créateur, qui, malgré ses cheveux gris, n'a absolument rien perdu de sa superbe ni de son mordant.

Un texte de Stéphanie Rhéaume pour l'émission Les malins

Jean Marc Dalpé a été marqué au fer par ses années de tournées dans le nord de l'Ontario, à tel point qu'on en vient à oublier qu'il n'est pas natif de là, mais bien d'Ottawa. Il revient d'ailleurs dans la capitale quelques fois par année.

On le retrouve fréquemment au Centre national des Arts (CNA), à la mise en scène ou sur les planches, toujours avec l'intensité rare qu'on lui connaît.

C'est à cet endroit que nous l'avons rencontré pour en savoir davantage sur la genèse de sa pièce devenue culte.

Écrit de jeunesse

Dans le dernier tournant de sa vingtaine, Jean Marc Dalpé écrit des monologues à gauche et à droite. Il accumule du matériel. Son chien prend tranquillement vie. C'est son premier projet solo, lui qui est plutôt habitué aux créations collectives ou à l'écriture à quatre mains avec sa complice, Brigitte Haentjens.

La pièce lui vaudra d'ailleurs le Prix du gouverneur général en 1989.

J'avais une urgence de dire les choses, une franchise... Il y a quelque chose de spontané dans Le chien. On sent l'énergie de la jeunesse. Mais on sent aussi le côté malhabile de la première fois.

Jean Marc Dalpé

À Sudbury, il entend un berger allemand japper. Cet aboiement devient l'image centrale de la pièce. Il exprime la rage et la colère qui imprègne la trame narrative.

À voir : le reportage de Réjean Mathieu sur la première de la pièce à Ottawa en 1988.

Un reportage de 1988 sur « Le chien »

Nouvelle ère, nouveau souffle

Sur cette photo en noire et blanc, les membres de la distribution de la première représentation de la pièce « Le chien » sont assis de gauche à droite. On peut ainsi voir Robert Paquette, Lionel Villeneuve, Hélène Paulin, Roger Blay, Roy Dupuis et Marthe Turgeon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La distribution de la première représentation de la pièce « Le chien » : (de gauche à droite) Robert Paquette, Lionel Villeneuve, Hélène Paulin, Roger Blay, Roy Dupuis et Marthe Turgeon.

Photo : Jean-Guy Thibodeau

La pièce est portée par une équipe cinq étoiles. Dans le rôle du fils qui revient d'exil, le jeune Roy Dupuis, lui-même natif du nord de l’Ontario. Elle prend son souffle avec la musique de nul autre que le Sudburois Robert Paquette.

Le chien incarne le renouveau du théâtre professionnel franco-ontarien. Ce drame intime vécu dans un village du nord de l'Ontario a pourtant une portée universelle.

Le chien est devenu le symbole de ça. Mais ça se préparait. [...] Il y avait une renaissance de ce que ça signifiait d'être Franco-Ontarien. Le chien n'est pas un marqueur, mais fait partie du changement. Notre écriture était moins liée à la politique de survivance.

Jean Marc Dalpé

A-t-il bien vieilli, ce « cabot »? « Pas pire, avance Jean Marc Dalpé. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas revu. J'ai eu l'occasion de voir la pièce quand le Trident l'avait montée à Québec, en 2001. Ça marche encore. »

Théâtre

Arts