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Procès de la GRC à Moncton : une nouvelle experte témoigne

Un policier à côté d'une voiture

Trois agents de la GRC ont été tués et deux autres ont été blessés lors de la fusillade de juin 2014.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le procès de la Gendarmerie royale du Canada pour des accusations portées contre elle à la suite de la fusillade de Moncton s'est poursuivi, jeudi, avec le témoignage d'une scientifique.

Il s'agit de Simona Verga, experte en recherche scientifique et méthodologie analytique. Elle travaille chez Recherche et développement pour la défense Canada, une agence du ministère de la Défense nationale.

Un recensement de 28 fusillades qui remonte jusqu'à 2004 était la première partie de l'étude pour déterminer les besoins opérationnels, a expliqué Mme Verga.

Elle a continué en expliquant que le recensement, fait en février 2011, montrait que les suspects étaient plus en mesures de neutraliser les policiers que le contraire. « Ils répondent avec leur pistolet de fonction à des situations qui nécessitent des fusils de longue portée », a-t-elle dit en parlant de policiers dépassés par les événements.

La porté des pistolets de fonction, pour être efficaces, est de 25 mètres, mais dans certains des cas recensés, on notait des distances allant jusqu'à 170 mètres.

Jusqu'à présent, les témoins de la Couronne ont expliqué qu'ils étaient convaincus de la nécessité de doter les agents de la GRC de carabines et qu'ils avaient fait des recommandations en ce sens, parfois de façon répétée.

La GRC subit un procès pour quatre accusations non criminelles portées contre elle en vertu du Code canadien du travail. Elles ont trait à l’équipement, à la formation et à la supervision. Les accusations ne visent aucun gestionnaire ni superviseur du corps policier.

Le 4 juin 2014, les agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross sont tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. Les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de cette fusillade.

La Couronne soutient que la GRC aurait dû former et équiper adéquatement ses agents et leurs supérieurs afin de répondre de façon sécuritaire à une telle fusillade.

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