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Le ministre Harjit Sajjan déplore le sous-financement de l'armée

Le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, prononçant son discours à Ottawa.

Le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, prononçant son discours à Ottawa.

Photo : Reuters / Chris Wattie

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les partis d'opposition à Ottawa continuent de réclamer la démission du ministre de la Défense nationale, ce dernier a répliqué mercredi en passant à l'offensive contre le sous-financement de l'Armée canadienne par l'ex-gouvernement Harper. Il a brossé un portrait plutôt sombre de l'état des Forces, sans toutefois s'avancer sur ce qui pourrait être fait pour y remédier.

Après des années de sous-financement, les Forces armées canadiennes ont du mal à accomplir les tâches les plus simples, a déploré le ministre Harjit Sajjan, qui avait été invité à prendre la parole devant les représentants de l'industrie de la défense à Ottawa.

M. Sajjan a néanmoins promis que son gouvernement réglerait certains problèmes, dans le cadre de la nouvelle politique de défense du Canada. Selon le ministre, ce nouveau plan accordera des fonds « réalistes » à des projets particuliers, afin que l'armée puisse jouer son rôle de façon efficace au cours des prochaines années.

À la tribune de l'Institut de la Conférence des associations de la défense, le ministre Sajjan a aussi déploré que les gouvernements aient, au fil des ans, sous-financé le soutien au personnel militaire.

Nous nous retrouvons dans une situation troublante où le maintien des budgets à leur niveau actuel ne permettra même pas d'assurer le maintien de nos capacités actuelles.

Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale

Le ministre a estimé qu'en pourcentage du PIB, le Canada dépense moins aujourd'hui qu'en 2005 en matière de défense.

Pas de solutions proposées

Le ministre a cependant dévoilé peu de détails sur les solutions qui seront proposées par son gouvernement. Certes, Ottawa tente de faire preuve de plus de rigueur au moment de déterminer les coûts d'une acquisition, a-t-il dit. Par contre, on ne sait pas très bien si le gouvernement libéral investira effectivement des milliards de dollars d'argent frais.

« Quand les Canadiens prendront connaissance de nos intentions, ils vont constater que l'investissement sera considérable, a-t-il dit. Et cela, à cause de l’important manque à gagner avec lequel nous sommes aux prises. »

M. Sajjan a mentionné la nécessité de financer 18 projets d'approvisionnement particuliers, tous jugés essentiels. Ces projets comprennent notamment la mise à niveau de deux flottes d'hélicoptères, le soutien aérien pour des unités d'infanterie, et des véhicules pour le génie et la logistique.

Le Canada consacre actuellement environ 1 % de son PIB à la défense, alors que l'OTAN demande à ses membres d'atteindre rapidement la cible de 2 %. Les libéraux rappellent que la contribution canadienne ne se mesure pas seulement en dollars, citant notamment la participation de soldats canadiens en Lettonie.

Des responsables ont malgré tout indiqué que ce rattrapage représente des dizaines de milliards de dollars.

Et même si l’argent est rendu disponible, rien ne garantit que le ministère de la Défense sera en mesure de le dépenser, comme le montre la récente décision de répartir 8,4 milliards de dollars d’achats prévus sur les 20 prochaines années. C'est que le manque de personnel qualifié et la lourdeur de la bureaucratie et des règles en vigueur ralentissent énormément tout le système d’approvisionnement de l’armée.

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