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Des sacs de sable détruits malgré le risque d'inondation dans Pierrefonds-Roxboro

Une maison inondée dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, après le débordement de la rivière des Prairies
Une maison inondée dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro Photo: Radio-Canada / Charles Contant
Radio-Canada

Des cols bleus de l'arrondissement montréalais de Pierrefonds-Roxboro ont éventré des milliers de sacs de sable à la demande de leur patron afin de libérer de l'espace dans le garage municipal. Cette décision aurait pu nuire aux interventions pour faire face aux inondations survenues dans l'arrondissement, dans la nuit de mardi à mercredi.

Le maire de l'arrondissement Dimitrios Jim Beis l’a reconnu, mercredi soir, assurant toutefois que son administration dispose encore d’entre 3000 et 5000 sacs.

Plus tôt, quatre employés municipaux, qui s’exprimaient sous le couvert de l’anonymat, avaient confié à CBC qu’ils avaient reçu lundi l’ordre de couper et de vider des sacs de sable. Pourtant, de la pluie était attendue dans les heures et les jours suivants.

[Nous] disions que ça n’avait pas de sens, que ce n’était pas fini. L’eau va encore monter, mais nous ne prenons pas les décisions. Ils nous ont dit de le faire et les employés font ce qu’on leur demande.

L’un ces cols bleus qui ont parlé à CBC

Un autre employé a affirmé que les sacs de sable sont normalement entreposés jusqu’au milieu de l’été, lorsqu’il n’y a plus de risque d’inondation.

L’arrondissement a donc dû remplacer en catastrophe les sacs détruits, selon ces travailleurs.

« Je n’étais pas au courant et si quelque chose comme ça est arrivé, c’est inacceptable », avait d’abord déclaré le maire Beis en entrevue à CBC.

M. Beis a appris par la suite qu’un membre de son administration avait pris cette décision parce qu’il était persuadé que la municipalité disposait de plus de sacs de sable que nécessaire. Des milliers de sacs ont ainsi été vidés.

L’administrateur fautif a reconnu avoir pris une « mauvaise décision », selon le maire Beis, qui a jouté qu’elle n’a cependant pas eu de conséquences fâcheuses, les opérations ayant pu se dérouler comme prévu.

Manque d’effectifs

Des cols bleus ont aussi indiqué que leurs supérieurs n’avaient pas demandé à des employés de jour de faire des heures supplémentaires mardi soir, malgré le risque de débordement de la rivière des Prairies.

Six ou sept employés ont donc dû effectuer tout le travail.

« Le quart de soir finit à minuit. Je sais qu’ils sont restés une couple d’heures […] Mais je ne pense pas que personne du quart de jour n’a été appelé plus tôt ou n’a été appelé [mardi] soir », a raconté un employé.

Avec les informations de CBC

Grand Montréal

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