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Procès de la GRC à Moncton : une experte concluait déjà en 2010 à des risques pour les policiers

Des policiers armés gardent une rue

Policiers en intervention à la suite de la fusillade à Moncton.

Photo : La Presse canadienne / Marc Grandmaison

Radio-Canada

Au procès de la GRC concernant le meurtre de trois agents en juin 2014 à Moncton, un témoin a révélé que déjà en 2011, elle avait identifié trois risques majeurs pour les policiers.

Kate Kaminski est l'auteure d'une des études commandées par la GRC sur le déploiement de carabines de type militaire au sein de la force policière. Elle a réalisé une analyse des risques en 2010 pour comprendre les dangers auxquels les policiers s'exposent dans le cadre de leur travail.

Tableau identifiant les risques: Entrainement et équipement inadéquats.

Trois risques avaient été identifiés pour les agents de la GRC près de quatre ans avant la fusillade qui a coûte la vie à trois policiers de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Dans son rapport, elle et son équipe, composée d'une vingtaine de personnes, ont identifié trois facteurs à « risque élevé » pour les agents : un entraînement inapproprié, de l'équipement inadéquat pour faire face aux menaces sur le terrain et le fait que ces deux premiers facteurs mettaient la GRC en violation du Code canadien du travail.

Son rapport a précédé de quatre ans la fusillade de Moncton, qui a coûté la vie à Douglas Larche, à Dave Ross et à Fabrice Gevaudan. Ces trois policiers n'étaient pas équipés de carabines lorsqu'ils ont fait face au tireur Justin Bourque, qui avait, lui, une arme de fort calibre.

À la réception du rapport, la GRC aurait commandé une nouvelle étude. Plus tôt dans ce procès, des témoins avaient allégué que, parce que les dirigeants n'étaient pas toujours satisfaits avec les conclusions des rapports, on préférait recommencer de nouvelles études.

L'avocat de la défense, Ian Carter, a tenté de démontrer la nécessité d'avoir recourt à plusieurs études. Il a demandé à Mme Kaminski si son étude avait bien considéré les contraintes budgétaires de la GRC à l'époque, par rapport à de nouvelles armes.

Il a également essayé de démontrer que le taux de criminalité au Nouveau-Brunswick est de loin inférieur à la moyenne nationale.

Le Nouveau-Brunswick est la troisième province canadienne avec le plus bas taux de criminalité.

Suivez le procès ci-dessous par l'entremise des messages Twitter de notre journaliste.

 

Quatre témoins avant Mme Kaminski ont révélé qu'ils était aussi convaincus de la nécessité de doter les forces policières de la GRC de carabines et qu'ils avaient fait des recommandations en ce sens, parfois de façon répétée.

La GRC subit un procès pour quatre accusations non criminelles portées contre elle en vertu du Code canadien du travail. Elles ont trait à l’équipement, à la formation et à la supervision. Les accusations ne visent aucun gestionnaire ni superviseur du corps policier.

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers