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Charles Sirois salue l’initiative de la CSN et de l'UPA pour acheter des terres

Charles Sirois, cofondateur de Pangea

Charles Sirois, cofondateur de Pangea, en entrevue à RDI Économie

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Charles Sirois, pdg de la société Pangea, qui investit dans des terres agricoles au Québec, salue le projet d'achat de fermes que développe l'Union des producteurs agricoles (UPA) avec le Fonds de développement CSN.

« Moi, je trouve que c’est bien d’offrir des alternatives aux agriculteurs, a déclaré Charles Sirois à RDI économie mardi soir. C’est bienvenue si le Fonds de développement CSN avec l’UPA veulent offrir une alternative aux agriculteurs, c’est très bien. »

La Presse révélait, le 28 avril, que le Fonds de développement CSN avait approché l’Union des producteurs agricoles pour créer une fiducie foncière agricole. Cette entité aurait pour objectif d’investir 25 millions de dollars pour acheter de 30 à 50 fermes d’ici 5 ans.

« Nous, on offre une alternative sur le marché, dit Charles Sirois. L’UPA, c’en est une autre et c’est bienvenue. Et si d’autres veulent en offrir, c’est encore mieux. »

Le pdg de Pangea ne comprend pas les critiques formulées contre ses activités par l’Union des producteurs agricoles. « Nous, notre objectif à long terme, dit Charles Sirois, c’est de faire environ 20 sociétés d’opération agricole au Québec et en Ontario. Une vingtaine, pas en faire 200! Alors, c’est très limité l’impact qu’on va voir. On offre une alternative sur le marché. »

L’UPA accuse Pangea de détruire le modèle d’agriculture familiale. « On détruit peut-être le modèle de ferme familiale que l’UPA veut promouvoir, admet Charles Sirois, c’est-à-dire la petite ferme familiale. Mais, cette petite ferme ne peut pas opérer en grandes cultures. Dans le maraicher peut-être, dans le laitier peut-être, mais pas en grandes cultures. Nous, on se spécialise uniquement en grandes cultures [...] Quand on en aura fait 20 comme ça, that’s it, on va avoir terminé notre travail ! »

Charles Sirois est d’avis que le modèle proposé par l’UPA et la CSN est moins complet que celui proposé par Pangea. « Nous, on ne fournit pas que la terre. On fournit aussi du mentorat, des compétences aux agriculteurs, on les met en réseau pour augmenter leur pouvoir d’achat et leur pouvoir de distribution. Donc, on fait les deux côtés de l’équation, la terre n’est qu’une partie de l’équation, de l’opération d’une terre familiale. »

Le pdg de Pangea est d’avis que son modèle est mal compris. La menace ne vient pas de son entreprise, dit Charles Sirois. Elle vient de la spéculation, dit-il, ce qui l’inquiète. « On n’a aucun intérêt à payer trop cher nos terres agricoles. Nous, on n'a aucun intérêt! En fait, on voudrait payer le moins cher possible parce qu’on conserve les terres sur de très longues périodes et on fait notre rentabilité par l’agriculture. On n’achète pas la terre pour la revendre, on achète la terre pour l’exploiter. Donc, la spéculation agricole nuit au modèle Pangea autant qu’elle nuit à l’agriculteur qui veut acheter des terres. »

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