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Macron prêt à reconsidérer sa position sur le libre-échange avec le Canada

Le candidat d'En Marche!, Emmanuel Macron, répond aux questions des journalistes lors d'une visite au Mémorial des martyrs de la déportation, à Paris.

Depuis le début de la présidentielle française, Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (AECG).

Photo : Reuters / Philippe Wojazer

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Emmanuel Macron a promis lundi de reconsidérer sa position sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Accord économique et commercial global - AECG) si son impact est jugé négatif par une commission d'experts qu'il propose de nommer s'il est élu dimanche à la présidence de la République.

L'AECG est très critiqué en France, de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les écologistes, une partie de la droite et nombre de députés de gauche, qui avaient saisi le Conseil constitutionnel.

Lors d'un rassemblement à Paris, l'ex-ministre de l'Économie, favori des sondages face à la candidate du Front national Marine Le Pen, a envoyé sur ce sujet un signe aux électeurs du candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dont il s'efforce de récupérer le vote.

Il a dit avoir défendu l'AECG « par esprit de cohérence », parce que c'est un accord négocié par l'Union européenne au nom de ses membres, « qui améliore tout un tas de choses ».

L'abroger reviendrait selon lui à détruire la possibilité même d'avoir une politique commerciale.

« Mais j'entends les doutes, j'entends les incertitudes », a ajouté le candidat d'En Marche!

Élection présidentielle française  

Il a promis de nommer une commission d'experts et de scientifiques indépendants « pour dire ce qu'il en est exactement des conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord [...] conçu à l'écart du processus démocratique, dans une forme de décision qu'il faudra changer en Europe pour l'avenir ».

« Je recevrai trois mois après mon élection, si je suis élu, ces conséquences et j'en tirerai toutes les conclusions », a-t-il ajouté. Il s'est engagé à revenir vers les partenaires européens de la France pour « faire modifier ce texte » en fonction des conclusions de cette commission.

Emmanuel Macron a par ailleurs promis de proposer dès le début de son quinquennat une réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés, « afin qu'il n'y ait plus de concurrence déloyale en Europe ».

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