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Une vaste étude de la qualité de l'air finalement lancée à Québec

Usine White Birch à Québec en hiver

Une étude financée par la Ville de Québec devra statuer sur les effets de la qualité sur la santé des résidents de Limoilou, Vanier et la Basse-Ville.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après l'avoir annoncée en 2015, la Ville de Québec est finalement en mesure de lancer une vaste étude sur la qualité de l'air. Au-delà de Limoilou, le projet supervisé par la direction de santé publique de la Capitale-Nationale se penchera aussi sur les secteurs de Vanier et de la Basse-Ville.

« Ce qui nous intéresse, c'est de savoir : ce qu'il y a dans l'air, est-ce que ça rend malade ou non les gens? », résume Isabelle Goupil-Sormany, adjointe au directeur de la santé publique.

La question est devenue une préoccupation importante pour les résidents de Limoilou depuis les épisodes de poussière rouge en 2012. L'étude qui s'échelonnera sur plusieurs phases jusqu'en 2019 coûtera 400 000 $ et sera entièrement financée par la Ville de Québec.

Le financement a été officialisé lundi, mais certains travaux préparatoires ont déjà été réalisés. Le comité scientifique se rencontre notamment depuis octobre 2016 et le ministère de l'Environnement a élaboré différents scénarios quant au nombre et au type de stations de cueillette de données qui seront déployées sur le territoire.

« L'objectif c'est de faire des recommandations à la ville, mais aussi aux entreprises sur le territoire et peut-être à la population si on trouve qu'il y a des éléments qui sont liés à des habitudes individuelles », ajoute Isabelle Goupil-Sormany.

L'étude doit dresser un inventaire complet des polluants qui se retrouvent dans l'air en provenance des activités portuaires, des activités industrielles, de l'incinérateur de Québec, du transport routier ou encore du chauffage au bois.

15 mois plus tard...

Le financement de cette étude avait d'abord été annoncé en novembre 2015 par l'administration Labeaume. Le maire soutient que le délai n'est pas imputable à la Ville de Québec.

« Tout d'abord, chez le directeur de la santé publique, il y a un roulement de personnel assez particulier. En mai et juin 2016, la santé publique a aussi fait des consultations et ils ont rebâti le mandat à la lumière des constatations qu'ils ont faites », a élaboré Régis Labeaume pour expliquer les 15 mois d'attente entre l'annonce et le lancement de l'étude.

À la lumière de ces consultations, la direction de santé publique a effectivement décidé de se pencher exclusivement sur la qualité de l'air et ses effets sur la santé.

Au départ, l'étude devait prendre compte l'ensemble des facteurs environnementaux dont la qualité de l'air intérieur et extérieur, la qualité du sol ou encore le bruit ambiant. Le projet est finalement apparu comme trop ambitieux relativement au financement disponible.

Collaboration des résidents et de l'industrie

Le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr François Desbiens, assure que les résidents des secteurs à l'étude seront au coeur de la démarche.

Le comité-conseil qui devra épauler le comité scientifique dans son travail comptera d'ailleurs un représentant de chaque quartier.

Je tenais vraiment à ce que les citoyens fassent partie de la démarche et des décisions à prendre.

Une citation de : Dr François Desbiens, directeur de santé publique de la Capitale-Nationale

Les entreprises du secteur sont également partenaire dans le projet. La direction de santé publique compte sur leur collaboration pour partager leurs données sur leurs émissions polluantes.

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