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Assad a fait un usage répété de gaz neurotoxiques, soutient Human Rights Watch

Une victime d'une présumée attaque à l'arme chimique dans le nord de la Syrie est transportée sur un brancard.
Une victime d'une présumée attaque à l'arme chimique dans le nord de la Syrie est traitée en Turquie. Photo: La Presse canadienne / DHA/AP
Radio-Canada

Human Rights Watch (HRW) affirme dans un rapport avoir des preuves que le régime syrien de Bachar Al-Assad a utilisé des agents neurotoxiques à au moins quatre reprises au cours des derniers mois.

Ce groupe de défense des droits de la personne affirme que des témoins ont décrit des symptômes liés à une exposition à des agents neurotoxiques après que des avions ont attaqué Al-Lataminah, située dans la province d’Hama, le 30 mars, ainsi que lors de raids contre des territoires contrôlés par le groupe armé État islamique (EI), encore une fois dans la province d'Hama, les 11 et 12 décembre.

Et, selon HRW, plusieurs preuves laissent aussi à penser que du gaz sarin aurait été lancé sur Khan Cheikhoun qui a fait près de 100 mort le 4 avril, comme l'avait d'ailleurs conclu une enquête française.

Le groupe dit avoir examiné des dizaines de photos et de vidéos, prises par des résidents, d’un cratère formé par l’impact de la première bombe lâchée sur la ville.

HRW indique que la population locale pense que le gaz neurotoxique se serait répandu à partir de cet endroit, car les 92 personnes mortes lors du bombardement et celles qui ont affiché les pires symptômes de contamination à des produits chimiques vivaient tout près.

Ainsi, l’une des premières photos prises du cratère montre ce qui serait du liquide répandu sur l’asphalte, qui pourrait être des traces de sarin, l’agent neurotoxique se retrouvant sous forme liquide à la température de la pièce.

Par ailleurs, les photos et les vidéos du cratère montrent, selon le groupe, des restes d'une bombe chimique : un mince fragment de métal tordu couvert de peinture verte et un petit objet métallique circulaire.

HRW note que la couleur verte est habituellement utilisée en industrie pour les bombes contenant des produits chimiques.

Le groupe indique que, par exemple, sur les KhAB-250, des bombes soviétiques spécialement conçues pour jeter du sarin d’un avion, on retrouve deux bandes vertes. Or, l’objet circulaire que l’on voit sur les photos ressemble justement à ce qui recouvre le trou de remplissage des KhAB-250.

Autres armes chimiques utilisées

Human Rights Watch pense aussi qu’à près d’une dizaine d’occasions depuis janvier, le régime de Damas aurait utilisé le chlore contre les combattants rebelles et la population.

Il affirme que, pour ce faire, des hélicoptères du gouvernement ont largué des bombes remplies de chlore et que des forces terrestres gouvernementales ou progouvernementales ont commencé à recourir au lancement de roquettes improvisées remplies de chlore.

Avec les informations de Associated Press

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