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Le traversier entre l'Î.-P.-É. et la N.-É. reprend du service

Le traversier NM Confederation au quai de Wood Islands à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le traversier NM Confederation au quai de Wood Islands à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

Le traversier a repris du service sur le détroit de Northumberland entre l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse, lundi matin. La première traversée s'est déroulée sans anicroche, bien loin des problèmes de l'année dernière.

Un texte de François Pierre DufaultTwitterCourriel 

Dès l'aube, des camions faisaient la file sur le quai de Wood Islands, à l'Île-du-Prince-Édouard. Tour à tour, ils se sont engouffrés dans la grande porte à l'avant du NM Confederation. Quelques voitures se sont faufilées également. Sur le coup de 6 h 30, une sirène a retenti et le navire s'est mis à s'éloigner de la côte insulaire.

Pour les camionneurs et les entrepreneurs de l'est de l'Île-du-Prince-Édouard, c'est le retour à la routine estivale. Le traversier est non seulement un lien économique important, mais aussi « une tradition » pour bon nombre d'entre eux.

C'est le cas de Jennifer Taran, qui vient tout juste de se lancer en affaires.

Elle reconnaît que les problèmes des traversiers de Northumberland Ferries à l'été 2016 lui ont donné le vertige, alors qu'elle se préparait à ouvrir un commerce de laine non loin du quai de Wood Islands.

Service « très, très important »

« Le traversier est très, très important pour les petits entrepreneurs dans l'est de l'île. Les touristes ont beaucoup plus d'occasions de s'arrêter dans nos commerces lorsqu'ils arrivent [dans la province] par le traversier que lorsqu'ils empruntent le pont de la Confédération », explique Jennifer Taran, qui s'est embarquée sur le premier traversier de la saison.

Le traversier NM Holiday Island, en service depuis le début des années 1970, a dû subir des réparations majeures en cale sèche pour la plus grande partie de la dernière saison de navigation. Le NM Confederation a assuré seul la liaison entre Wood Islands et Caribou, en Nouvelle-Écosse, ce qui a occasionné des changements d'horaires et de nombreux retards.

Le traversier NM Holiday Island au quai de Caribou en Nouvelle-Écosse.

Le traversier NM Holiday Island au quai de Caribou en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Et lorsque le NM Confederation a connu des ennuis à son tour, à la fin de l'été, le service de traversier sur le détroit de Northumberland a été complètement interrompu pendant quelques jours.

Cette année, Northumberland Ferries assure que ses deux traversiers sont en bon état de fonctionnement.

Jusqu'à 18 départs par jour

Le NM Confederation doit assurer seul la liaison entre l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse jusqu'à la mi-juin. Le NM Holiday Island doit ensuite le rejoindre. Au plus fort de la saison touristique, il est prévu que les deux navires fassent chacun neuf traversées par jour.

À bord du NM Confederation, lundi matin, les employés de Northumberland Ferries et leurs clients réguliers étaient heureux de se retrouver. Des camionneurs étaient attablés avec leur petit-déjeuner, profitant d'une heure de calme avant de reprendre leur route. Sur le chemin du retour, le navire a amené à l'île ses premiers touristes.

 

« La dernière saison, a vraiment été stressante pour tout le monde dans l'est de l'île », raconte la députée insulaire Darlene Compton, qui était, elle aussi, du premier voyage entre Wood Islands et Caribou, lundi matin.

L'élue de Belfast-Murray River espère que la saison de navigation qui s'amorce sur le détroit de Northumberland sera moins éprouvante que la dernière. Mais elle reconnaît aussi que le NM Holiday Island montre de sérieux signes de son âge et qu'il devra, dit-elle, être remplacé dans un proche avenir.

« Faire pression sur Ottawa »

« Nous devons travailler ensemble et faire pression [sur Ottawa] pour obtenir le financement nécessaire pour faire l'acquisition d'un traversier plus neuf et plus écoénergétique », exhorte Darlene Compton.

C'est d'ailleurs sur l'initiative de la députée d'opposition que Charlottetown a mis sur pied récemment un groupe de travail dont le mandat est de convaincre le gouvernement fédéral de l'importance de maintenir deux traversiers en bon état pour assurer la liaison entre l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse.

Selon le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard, le traversier injecte 27 millions de dollars par année dans l'économie de la province lorsque les deux navires sont en service.

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