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Chiens dangereux : des assureurs refusent des clients

Un chien
Un chien Photo: iStock

Plusieurs races de chiens sont de plus en plus difficiles à assurer au Québec. Des propriétaires de chiens considérés dangereux ont vu leur contrat d'assurance annulé. Certaines compagnies continuent toutefois d'assumer le risque, mais aux dépens des maitres qui subissent une hausse de prime.

« L'assureur m'a dit on ne t'assure plus à cause de la race de ton chien », explique Suzie Laramée propriétaire depuis 2 ans d'un chien issu d'un croisement entre un bulldog, un husky et un bullterrier.

Ce chien est un croisement entre un bulldog, un husky et un bull terrier.La propriétaire de ce chien a eu du mal à se trouver un assureur. Photo : Radio-Canada

Son assureur lui a donné quelques jours pour se trouver une autre compagnie qui acceptera de l'assurer.

Quand elle m'a annoncé qu'on ne m'assure plus à cause de la race de mon chien, je suis tombée en bas de ma chaise. Je ne peux pas avoir d'assurance pour ma maison !

Suzie Laramée, propriétaire d'un chien

La question de la responsabilité civile préoccupe les assureurs selon Line Crevier, du Bureau des assurances du Canada. « Les assureurs se basent sur les réclamations présentées par les clients pour déterminer les races considérées comme étant dangereuses. Si les réclamations en lien avec les caniches sont en hausse par exemple, les assureurs pourraient possiblement ne pas vouloir assurer les propriétaires de caniche, mais en général ce sont les chiens qui font les journaux qui font l'objet de refus » explique Mme Crevier.

« Si l'animal attaque quelqu'un, cette personne-là doit automatiquement réclamer sur sa responsabilité civile si elle est poursuivie » explique Luc Gomeau, président de 2e Chance Assurance qui indique que les assurances spécialisées pour ces cas représentent une trentaine de demandes par semaine. Selon lui, des demandes ont doublé depuis les changements dans les règlements municipaux et le dépôt du projet de loi concernant les chiens dangereux.

Suzie Laramée a réussi à trouver une firme pour l'assurer, mais elle doit débourser une centaine de dollars de plus par mois. Pour convaincre l'assureur, elle a même fourni un test d'ADN de son animal.

Si un client a un certificat de bonne conduite pour son chien, ça va nous aider à prendre une décision qui lui est favorable.

Luc Gomeau, président 2e Chance Assurance

Société