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Procès de la GRC : l’implantation de carabines au cœur des témoignages

Des policiers armés gardent une rue

Policiers en intervention à la suite de la fusillade à Moncton.

Photo : La Presse canadienne / Marc Grandmaison

Radio-Canada

Le procès de la GRC sur de présumées violations du Code canadien du travail qui ont contribué à la mort de trois policiers à Moncton, en juin 2014, reprend lundi matin. La Couronne a présenté un troisième témoin expert, Darryl Davies.

M. Davies est professeur en criminologie et justice criminelle à l’Université Carleton, à Ottawa. Il s’est déjà exprimé dans le passé sur les délais d’obtention de meilleures armes pour les agents de première ligne.

Le témoin a expliqué qu’en 2009, il avait été embauché par la GRC pour produire un rapport dans lequel il évaluerait l’implantation de carabines dans le travail des agents de la police.

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Pour ce faire, Darryl Davies a effectué un sondage auprès d’agents de la GRC. Il y demandait notamment si les carabines devaient remplacer les armes d’épaule dans le travail des policiers.

Dans son témoignage, l'expert a expliqué que les commentaires recueillis grâce à ce sondage recommandaient le remplacement des armes d'épaule par des carabines.

Des policiers vulnérables

Au cours de la première semaine du procès, il a d'ailleurs longuement été question du fait que les policiers tombés sous les balles de Justin Bourque n'avaient pas une puissance de feu comparable à la sienne.

Le dernier témoin, Troy Lightfoot, expert en matière d’utilisation de la force à la GRC, a soutenu que bien avant la fusillade de Moncton, certains de ses collègues et lui-même se sentaient inférieurement armés.

Troy Lightfoot sortant du palais de justice

Le surintendant Troy Lightfoot a témoigné au procès de la GRC à Moncton à la suite de la fusillade de juin 2014.

Photo : Radio-Canada

Il a parlé du programme de déploiement rapide de la GRC pour action immédiate, développé pour aider les policiers à neutraliser rapidement un tireur actif. Cette formation, dit-il, n’était pas obligatoire pour tous les agents de la GRC de première ligne. Il a ajouté que ses supérieurs voulaient faire plus d'études avant d'armer les agents de carabines militaires.

En contre-interrogatoire vendredi matin, il a toutefois reconnu qu'on ne « peut pas acheter ce type de carabines au Walmart ». Il parlait des carabines de type militaire dont l'achat était envisagé.

La défense tentait de démontrer que la GRC avait fait preuve de diligence dans le dossier des carabines à partir du moment où il a été déterminé qu'elles étaient essentielles.

La GRC subit un procès pour quatre accusations non criminelles portées contre elle en vertu du Code canadien du travail. Elles ont trait à l'équipement, à la formation et à la supervision. Les accusations ne visent aucun gestionnaire ni superviseur du corps policier.

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