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La pilule abortive sera accessible gratuitement en Ontario

Des boîtes de médicaments dans un entrepôt

Des boîtes de Mifegymiso

Photo : Courtoisie Celopharma

Radio-Canada

L'Ontario promet de financer la nouvelle pilule abortive Mifegymiso. Toute femme qui en a besoin pourra donc se la procurer gratuitement en pharmacie avec l'ordonnance d'un médecin.

Le ministère de la Santé affirme être en pourparlers avec la compagnie Celopharma, notamment, pour négocier le prix de cette pilule.

Mais des cliniques de santé sexuelle craignent que l'accès à la pilule ne reste limité. C’est le cas du centre de santé sexuelle Shore, à Kitchener. Selon Lyndsey Butcher, directrice exécutive de la clinique, l’accès est présentement très difficile. Malgré l’annonce du gouvernement provincial, Mme Butcher craint que ces efforts ne soient pas suffisants.

Un portrait de Lyndsey Butcher, directrice exécutive de la clinique Shore de Waterloo

Lyndsey Butcher, directrice exécutive de la clinique Shore de Waterloo

Photo : Radio-Canada

« C'est très limité. Il y a plusieurs obstacles pour les femmes qui veulent avoir le médicament. Présentement, en Ontario, il y a seulement quelques cliniques d'avortement qui peuvent vendre du Mifegymiso. Il n'y a aucune clinique ici à Kitchener-Waterloo », selon elle.

Présentement, seules des cliniques d'avortement à Toronto et à Ottawa fournissent la pilule, précise-t-elle.

Plusieurs médecins refusent encore de la prescrire, pour des raisons morales ou religieuses.

De plus, une pilule coûte entre 300 et 450 $.

Et Les médecins doivent suivre un cours en ligne obligatoire pour pouvoir la prescrire.

« Le gros défi, c'est d'avoir des docteurs qui ont fait la formation. Alors nous espérons que les médecins vont faire la formation en ligne pour que la médication soit disponible partout en province », explique-t-elle.

Les groupes anti-avortement choqués

De leur côté, les groupes anti-avortement voient cette nouvelle d’un très mauvais oeil. Selon Marie-Claire Bissonnette, de la Campaign Life Coalition, le gouvernement « force cette merde dans la gorge » des femmes, en référence aux pilules abortives. Elle s’indigne du fait que la pilule soit subventionnée par les contribuables.

Mme Bissonnette a produit une série de vidéos en ligne pour montrer les effets secondaires du Mifegymiso.

Ce mois-ci, deux autres provinces, le Nouveau-Brunswick et l'Alberta, ont annoncé que l’accès à la pilule abortive allait être financé.

Toronto

Avortement