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Comment devenir zéro déchet à Ottawa et à Gatineau

Comment se porte le mouvement zéro déchet à Ottawa et à Gatineau ?

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le mouvement zéro déchet n'est plus une mode à Ottawa et à Gatineau. De plus en plus de commerces, même des grandes chaînes, offrent la possibilité d'acheter en apportant ses propres contenants. L'engouement va encore plus loin : deux projets d'épiceries zéro déchet ouvriront d'ici quelques mois, des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Un texte de Thomas Gaudreault

Curieux d’adopter certains gestes pour réduire votre production de déchets? Voici cinq points pour démystifier le mouvement.

1) Est-ce que le zéro déchet est populaire à Ottawa et à Gatineau?

La demande se fait sentir dans la région, à tel point que deux jeunes femmes, Valérie Leloup à Ottawa et Chloé Gourde-Bureau à Gatineau, projettent d’ouvrir chacune une épicerie entièrement zéro déchet.

Elles veulent offrir un seul point de chute pour effectuer tous les achats, des aliments frais au vrac, en passant par les produits nettoyants. Finies les courses à de multiples endroits qui durent des heures!

De plus, plusieurs communautés Facebook se créent pour échanger trucs et astuces entre adeptes. Même des applications permettent désormais d’identifier les commerces offrant l’option zéro déchet aux clients.

Zéro déchet - Groupes Facebook

À la mi-avril, plus de 300 personnes - autant des hommes que des femmes - sont venues entendre à Ottawa la conférence de la « prêtresse » du zéro déchet, la Franco-Américaine Béa Jonhson. Son livre lancé en 2014 a incité de nombreux citoyens à changer leurs habitudes.


2) Comment préparer ses courses?

Le mouvement se base sur cinq concepts : réduire, refuser, recycler, réutiliser et composter. La planification est l’ami numéro un :

- Nettoyer ses contenants (préférablement en verre ou en métal)
Il est important de bien nettoyer les contenants, car ils pourraient être refusés dans certains magasins qui les inspectent avant de laisser le client y mettre quoi que ce soit. Il s’agit d’une mesure préventive pour les établissements, afin que les aliments achetés ne soient pas contaminés.

- Faire peser ses contenants si on achète en vrac
Peser ses contenants permet d’en déduire le prix une fois rendu à la caisse. Tous les magasins n’offrent pas cette option, parfois le poids du contenant peut être facturé.

- Expliquer la démarche au commerçant et essayer de s'entendre
Si l’épicerie n’offre pas de prime abord l’option zéro déchet, il est possible d’expliquer sa démarche. Ce n’est pas tous les commerçants qui accepteront, mais certains créeront un lien avec les clients qui optent pour le zéro déchet.

- Éviter les produits à usage unique
C’est ici qu’entre en jeu le concept de réutilisation. Il faut éviter, voire éliminer complètement, les contenants à usage unique qu’on jette après utilisation. S’il n’y a aucune solution de rechange, les contenants recyclables ou compostables sont à prioriser.

- Recycler et composter systématiquement
Chaque emballage qu'il est impossible de ne pas acheter doit être recyclé ou composté - ou, au minimum, réutilisé. Un produit recyclé n’est pas considéré comme un déchet, même s’il est porté à la rue chaque semaine.


3) Où faire ses achats?

De nombreux petits commerces locaux, dont ceux de produits biologiques, offrent la possibilité de diminuer la quantité d'emballage au moment des emplettes. Lorsque la démarche est clairement expliquée, il n’est pas rare que d’autres magasins offrent aussi ce service. Certaines grandes chaînes emboîtent aussi le pas, dont la chaîne Bulk Barn, qui offre depuis janvier la possibilité d’apporter ses contenants réutilisables dans tous ses magasins au pays.

Zéro déchet, oui c'est possible!


4) Que peut faire la Ville d'Ottawa?

Pour l’instant, la Municipalité soutient davantage moralement que financièrement les entreprises adeptes du zéro déchet. Le conseiller du quartier Capitale et président du comité de l’environnement, David Chernushenko, avance que chaque Ottavien devrait diminuer un peu plus sa production de déchets.

Zéro déchet, que peut faire la Ville d'Ottawa?


« Ce n’est pas le rôle d’une ville d’aider financièrement une entreprise, mais on peut certainement s’assurer qu’une compagnie comme ça n’ait pas d’obstacles, qu’on l'encourage et qu’on travaille ensemble pour que si jamais il y a des obstacles on fait tout ce qu’on peut pour les enlever. »


5) Une mode ou un mouvement pour rester?

Les intervenants que nous avons rencontrés s’entendent pour dire que le mode de vie zéro déchet devrait durer. Non seulement pour son côté environnemental, mais également pour le côté planification personnelle, qui se développe au fil des jours.

« Oui c’est sûr, ça change l’épicerie, mais aussi dans d’autres phases de la vie. [Le zéro déchet] te remet en question, tu te rends compte c’est quoi tes vrais besoins », souligne Chloé Gourde-Bureau.

Ottawa-Gatineau

Consommation