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Réaffirmer le rôle du Québec dans la francophonie canadienne

Le ministre québécois des Affaires canadiennes, Jean-Marc Fournier,

Le ministre québécois des Affaires canadiennes, Jean-Marc Fournier, est venu représenter le Québec lors du colloque sur la dualité nationale qui se tient au Campus Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À l'occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, des dizaines de chercheurs des quatre coins du pays se réunissent durant trois jours au Campus Saint-Jean à Edmonton pour parler de la place de la francophonie au Canada en 2017. Le ministre québécois des Affaires canadiennes est venu parler du rôle que le Québec entend jouer auprès des communautés francophones dans les autres provinces et territoires.

Un texte de Camille Feireisen

Le Québec est bien décidé à réaffirmer sa place au sein de la Confédération à l'occasion du 150e anniversaire de sa création. Le ministre québécois des Affaires canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, en a profité pour venir rencontrer les universitaires présents à ce colloque qui aborde la question de la dualité nationale.

« En période de replis identitaires un peu partout dans le monde, c'est le moment d'avoir un projet commun », assure-t-il.

Il rappelle que 75 % des Québécois disent avoir une allégeance québécoise et une appartenance au Canada.

Comment raffermir cette appartenance? Simplement avec une notion bien simple : quel est le coeur de votre identité? C'est la langue française. Celle-ci peut se développer et si elle prend plus d'espace, si l'espace francophone s'agrandit au sein du Canada, l'appartenance québécoise au Canada elle-même va se raffermir.

Jean-Marc Fournier, ministre québécois des Affaires canadiennes

Le ministre rappelle que le Québec a mis en place des programmes de coopération et d'appui dans les autres provinces et territoires. Il ajoute que la vision québécoise est maintenant orientée vers l'immigration francophone à l'échelle du pays, et plus seulement dans la Belle Province.

« Les ministres de l'Immigration et de la Francophonie de toutes les provinces et du fédéral se sont réunis il y a un mois à Moncton pour développer les moyens pour y arriver. En 150 ans, c'est la première fois qu'on parlait d'immigration francophone, il était temps », dit-il.

De telles démarches sont importantes pour mener le Canada plus loin sur la scène internationale francophone, selon Valérie Lapointe Gagnon, professeure adjointe en histoire et droits linguistiques au Campus Saint-Jean.

Valérie Lapointe Gagnon, professeure adjointe en histoire et droits linguistiquesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Valérie Lapointe Gagnon, professeure adjointe en histoire et droits linguistiques, estime qu'il est important de faire un état des lieux de la dualité nationale au Canada.

Photo : Radio-Canada

C'est important pour que le Canada prenne place comme pays sur la scène internationale pour représenter la francophonie et que le Québec soit un porte-parole, mais que le Québec ne soit pas le seul porte-parole de cette francophonie.

Valérie Lapointe Gagnon, professeure adjointe en histoire et droits linguistiques, Campus Saint-Jean

De son côté, le président de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA), Jean Johnson, voit d'un bon oeil la vision du Québec. Les rencontres avec le ministre Fournier ont permis de réfléchir à de nouveaux accords qui faciliteront l'immigration francophone, selon lui.

Nous avons parlé avec lui d'une action qui pourrait être faite, au niveau de la reconnaissance des acquis, afin d'accélérer le processus pour obtenir la reconnaissance des compétences des gens lorsqu'ils viennent en Alberta. Ce bout-là va être réglé et nous permettra de travailler avec les nouveaux arrivants dans la question de l'apprentissage de la langue et du travail.

Jean Johnson, président de l'ACFA
Jean Johnson, président de l'ACFA,Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean Johnson, président de l'ACFA, se dit satisfait des démarches entreprises par le ministre Jean-Marc Fournier.

Photo : Radio-Canada

L'ACFA attend une annonce concernant cette politique de reconnaissance des acquis au plus tard au Congrès de l'ACFA en octobre.

Un colloque pour aborder la dualité nationale

Cette idée de dualité nationale a jalonné toute l'histoire du Canada, depuis la Conquête jusqu'à la fin du 20e siècle. Il s'agit d'une philosophie développée principalement par les penseurs canadiens-français pour décrire le Canada comme étant un « pacte entre deux peuples fondateurs », les Canadiens français et les Canadiens anglais.

« On pensait que c'était important de réfléchir à une idée phare qui a porté des générations de Canadiens et de francophones. Cette expression de la dualité a longtemps été une façon de justifier un certain nationalisme canadien et de définir notre identité », explique Valérie Lapointe Gagnon.

Le colloque a été organisé dans l'idée de voir si cette dualité nationale, qui s'est illustrée dans l'histoire canadienne et au niveau linguistique, est encore un projet qui « parle aux gens », ajoute Mme Lapointe Gagnon.

« Nous voulons aussi voir si c'est un objet à critiquer pour trouver des nouvelles formes de fédéralisme qui intégreraient les différentes voix qui sont présentes au Canada, car il y a les anglophones, francophones, mais aussi les peuples autochtones à prendre en considération », dit-elle.

L’ensemble de ces réflexions seront portées au sein d’un livre.

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