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Procès de la GRC à Moncton : le déploiement de carabines, un processus ardu

Troy Lightfoot sortant du palais de justice

Le surintendant Troy Lightfoot témoigne au procès de la GRC à Moncton à la suite de la fusillade de juin 2014.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le contre-interrogatoire du surintendant Troy Lightfoot s'est terminé, au procès de la GRC pour des accusations portées en vertu du Code du travail après la mort de trois policiers à Moncton, en juin 2014. La défense a tenté de démontrer que la distribution des carabines qui faisaient défaut aux agents lors de la fusillade était un processus long et compliqué.

Lors de son témoignage, jeudi, Troy Lightfoot, expert en matière d’utilisation de la force à la GRC, a soutenu que bien avant la fusillade de Moncton, certains de ses collègues et lui-même se sentaient inférieurement armés. Il a parlé du programme de déploiement rapide de la GRC pour action immédiate. Cette formation, dit-il, n’était pas obligatoire pour tous les agents de la GRC de première ligne. Il a ajouté que ses supérieurs voulaient faire plus d'études avant d'armer les agents de carabines militaires.

En contre-interrogatoire, vendredi matin, Troy Lightfoot a reconnu qu'on ne « peut pas acheter ce type de carabines au Walmart ». Il parlait des carabines de type militaire dont l'achat était envisagé.

Il a aussi reconnu qu'un de ses supérieurs voulait à tout prix que des carabines soient distribuées aux agents pour qu'ils soient mieux armés face à des tireurs actifs. Mais le déploiement ne pouvait se faire du jour au lendemain, a-t-il dit.

La défense tentait de démontrer que la GRC avait fait preuve de diligence dans le dossier des carabines à partir du moment où il a été déterminé qu'elles étaient essentielles.

L'audience de vendredi s'est terminée avec son témoignage. Le procès reprendra lundi.

La GRC subit un procès pour quatre accusations non criminelles portées contre elle en vertu du Code canadien du travail. Elles ont trait à l'équipement, à la formation et à la supervision. Les accusations ne visent aucun gestionnaire ou superviseur du corps policier.

Le 4 juin 2014, les agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross sont tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. Les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de cette fusillade..

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