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La parole aux artistes autochtones

Réflexions de Dominique Normand

Réflexions de Dominique Normand

Photo :  Tiré de TicArtToc #8

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Artistes et penseurs autochtones remplissent les pages du huitième numéro de TicArtToc, une revue consacrée à « la diversité dans les arts et la culture à Montréal », lancée cette semaine par * Diversité artistique Montréal (DAM).

Un texte d'Anne-Marie Yvon, d'Espaces autochtones

S’ils font partie de la diversité québécoise, ce ne sont pas des artistes issus de la diversité. Par contre, comme ces derniers, les artistes autochtones font face à divers obstacles, le premier étant leur invisibilité médiatique particulièrement.

Bien au fait de cette réalité, le rédacteur en chef du magazine, Jérôme Pruneau, a voulu leur donner l’espace nécessaire pour se faire voir et entendre.

La couverture de la revue TicArtToc #8 est illustrée par Jacques Newashish et est intitulée "Résilience"Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture de la revue TicArtToc #8 est illustrée par Jacques Newashish et est intitulée "Résilience"

Photo : TicArtToc #8

Avec Nadine St-Louis, la fondatrice et directrice générale des Productions Feux Sacrés, il a réuni des artistes plus et moins connus, « mais ô combien porteurs de sens, de traditions, mais aussi d’une modernité et d’une contemporanéité qui incarnent une identité de la survivance. »

Le temps de l’unification

Selon une prophétie Anishinabe des 7 Feux, nous en sommes à la septième génération autochtone depuis l’instauration de la Loi sur les Indiens; c’est cette génération qui a le pouvoir d’allumer le 8e feu, celui qui permettra à tous de vivre dans l’égalité et le respect.

Le 8e feu, c’est le titre de cette édition, qui, comme l’exprime Jérôme Pruneau, « ose dire des choses sans rien s’interdire. » Outre des réflexions bien senties abordant la reconstruction culturelle ou l’affirmation identitaire, il y est question d’art comme moyen de guérison, de diverses trajectoires artistiques, dont celle de Sipi Flamand, un artiste pluridisciplinaire qui se penche sur l’art du perlage qui est, selon lui, « un bon moyen pour pouvoir nous affirmer en tant qu’Atikamekw-Nehirowisiw et en tant que membres des Premières Nations », et de portraits d’artistes.

WAZOS ÉTONNÈRES de Christine Sioui-WawanoloathAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

WAZOS ÉTONNÈRES de Christine Sioui-Wawanoloath

Photo :  Tiré de TicArtToc #8

Charles Bender fait partie de ces voix autochtones qui résonnent plus fort que bien d’autres. Acteur et animateur reconnu, il souhaite ne pas être un des rares membres des Premières Nations à occuper les scènes au Québec. Il signe un texte intitulé : De la nécessité d’encourager la reconnaissance de la culture autochtone, dans lequel il insiste sur le besoin de « défendre une culture qui n’existe nulle part ailleurs et qui cherche à survivre. »

Selon lui, il faut que les populations se rencontrent et travaillent ensemble, il faut que les Premières Nations soient invitées aux événements qui sont produits autant à Montréal qu’en région. Dans sa logique, si l’on prend en considération la diversité existante en région, déjà représentée par la cohabitation entre Autochtones et non-Autochtones, on ouvre la porte à une plus large diversité.

On ne peut que gagner en créant ces ponts-là, en travaillant ensemble, en se donnant des opportunités les uns les autres.

Une citation de : Charles Bender

*DAM est un organisme indépendant voué à la promotion de la diversité ethnoculturelle dans les arts.

 

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