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Les mises en garde contre la série de Netflix Treize raisons se multiplient au Québec

Hannah (Katherine Langford) dans « Treize raisons ».

Hannah (Katherine Langford) dans « Treize raisons ».

Photo : Netflix

Radio-Canada

Dans un communiqué dévoilé mercredi, l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) a dénoncé les méfaits de Thirteen Reasons Why (Treize raisons). La nouvelle série vedette de Netflix, qui relate comment une adolescente en est venue à mettre fin à ses jours, aurait déjà eu des conséquences sur de jeunes Québécois.

S’il ne remet pas en question les bonnes intentions des créateurs, l’organisme s’inquiète notamment des possibilités de voir des jeunes déjà fragiles s’identifier au personnage et à son choix fatal.

La série peut renforcer l’idée que le suicide est un résultat "naturel" de l’intimidation ou d’autres difficultés, ce qui n’est pas le cas.

L'AQPS, dans un communiqué

Lors d’un point presse à Québec mercredi, la ministre de la Santé publique Lucie Charlebois a aussi fait part de son inquiétude. « J’invite les parents à faire attention à ce que leurs adolescents regardent. [...] Ce qui me désole, c’est que, comme c’est une série américaine, ils ne nous font pas voir les ressources dont on dispose au Québec. »

Le problème soulevé est d’autant plus grand que 13 Reasons Why (Treize raisons), basée sur un roman de Jay Asher, profite d'un important effet de bouche à oreille sur les réseaux sociaux. Mise en ligne le 31 mars, la série a déjà été l’objet de plus de 11 millions de commentaires sur Twitter, un record cette année pour une fiction.

 

Face à la polémique qui grandit au Canada et ailleurs dans le monde, Netflix a répondu, notamment par une déclaration officielle à la chaîne de télévision ABC. « Depuis le début du travail sur 13 Reasons Why, nous avons fait attention aux thèmes lourds portés par la série, tout comme au public visé. Nous soutenons la vision déterminée des créateurs, qui ont intégré les conseils prudents des professionnels médicaux dans le processus d’écriture du scénario. »

Une scène de la série « Treize raisons ».

Dans la série 13 Reasons Why, on raconte les derniers jours d'une adolescente qui s'est suicidée après avoir été mêlée à des histoires de harcèlement sexuel et de cyberintimidation.

Photo : YouTube / Netflix

Netflix a également publié mardi sur Facebook une vidéo (Nouvelle fenêtre) montrant parents et adolescents réunis après avoir regardé séparément la série. Une manière de montrer le besoin de parler pour aplanir les problèmes.

Sur la plateforme elle-même, un documentaire de sensibilisation accompagne la série. Intitulé Beyond the Reasons (Au-delà des raisons), il rassemble les producteurs (dont la chanteuse Selena Gomez), les acteurs et des spécialistes en santé mentale qui discutent des problèmes évoqués à travers l’histoire d’Hannah.

Bientôt un accord pour une saison 2?

Par ailleurs, un des auteurs, qui a participé à un épisode de la série, a défendu Treize raisons dans une tribune sur le site du magazine Vanity Fair, la semaine dernière. « Dès que j’ai lu le pilote, […] j’ai été frappé de la pertinence et de la nécessité d’une telle série », écrit Nic Sheff.

Le scénariste y explique également la raison qui, par le passé, lui a sauvé la vie alors qu’il était sur le point de commettre l’irréparable. Le souvenir d’une rencontre avec une personne qui avait tenté de se suicider lui est revenu en mémoire. « Si cette femme ne m’avait pas raconté son histoire, je ne serais plus ici en ce moment ». Voilà pourquoi, selon lui, il fallait explicitement montrer le suicide d'Hannah.

Le succès de Treize raisons semble quoi qu’il en soit avoir convaincu Netflix de continuer l’aventure. Un accord pour une deuxième saison serait sur le point d’être trouvé, a indiqué The Hollywood Reporter sur son site.

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Avec les informations de Vanity Fair, et The Hollywood Reporter

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