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Procès de la GRC à Moncton : Bruce Stuart a fait une déclaration importante à la fin de son témoignage

Des policiers armés à Moncton, où trois agents de la GRC ont été abattus, dans le secteur Pinehurst.

Des policiers armés à Moncton, où trois agents de la GRC ont été abattus, dans le secteur Pinehurst.

Photo : Michèle Brideau

Radio-Canada

Le surintendant Bruce Stuart, un expert en opérations tactiques, a poursuivi son témoignage, mercredi, au procès de la GRC concernant le meurtre de trois de ses policiers à Moncton, en juin 2014

Bruce Stuart a fait une déclaration importante à la toute fin de son témoignage. Le procureur de la Couronne est revenu avec quelques questions, c'est à ce moment-là que la déclaration probablement la plus importante du témoignage de M. Stuart est tombée. Selon lui, l'opinion publique comptait davantage que la sécurité des agents.Avant qu'il y ait un déploiement de carabines dans la GRC, plusieurs études se sont penchées sur la question. Les études coïncidaient avec l'incident de 2007 à Vancouver où un civil est mort à la suite de l'utilisation des pistolets à impulsion électrique par les agents de la GRC. L'opinion publique était très dure à cette époque envers le corps policier.

Bruce Stuart a précisé également que certains détachements de la GRC pouvaient se permettre d'acheter les armes dont ils avaient besoin immédiatement, comme des carabines militaires, alors que d'autres détachements devaient échelonner leur acquisition sur des mois ou années.

Il a dit aussi que parfois, il avait le sentiment que la direction mélangeait les risques pour les agents et les questions d'ordre financières.

Deuxième journée

Mardi, le surintemdant Stuart a exposé le modèle d’intervention utilisé par les policiers de la GRC pour tenter de neutraliser un tireur actif.

Il a raconté au juge Leslie Jackson qu’il avait recommandé en 2006 à la police fédérale d’envisager la possibilité de munir ses agents de carabines militaires. La GRC lui avait alors demandé de poursuivre son analyse et ses recherches.

L’officier Stuart, un moniteur accrédité dans le maniement de ce type de carabines, a indiqué mardi qu’un chercheur indépendant avait, cinq ans plus tard, en 2011, recommandé à la GRC d’adopter cette arme.

Suivez le procès par l'entremise des messages Twitter de notre journaliste Pierre-Alexandre Bolduc.

 

Le 4 juin 2014, les agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross sont tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. Les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de cette fusillade.

La Couronne soutient que la GRC aurait dû former et équiper adéquatement ses agents et leurs supérieurs afin de répondre de façon sécuritaire à une telle fusillade. Le procureur de la Couronne Paul Adams avait soutenu dans ses plaidoiries préliminaires, lundi, que certains des policiers tués ce jour-là seraient peut-être toujours vivants aujourd’hui si la police fédérale avait respecté le Code du travail.

Me Adams a plaidé que la vaste majorité des policiers qui ont répondu ce jour-là à l’appel concernant un « tireur actif » n’avaient pas la formation requise en matière d’armes à feu. Selon la poursuite, au moins certains décès auraient pu être évités si la GRC avait respecté l’article 124 du Code du travail, qui prévoit que tout employeur doit « veiller à la protection de ses employés en matière de santé et de sécurité au travail ».

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers