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Bois d’oeuvre : une impression de déjà vu dans le Nord de l’Ontario

Un producteur de bois d'oeuvre canadien

Un producteur de bois d'oeuvre canadien

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Nord de l'Ontario ne veut pas revivre un épisode de fermetures et de licenciements tels que survenus en 2006 lors de la crise du bois d'œuvre.

Un texte de Caroline Bourdua

À l’époque, plusieurs facteurs étaient liés à cette crise.

  1. baisse du dollar canadien face à la devise américaine
  2. crise immobilière aux États-Unis (le Canada est le principal exportateur de bois d’œuvre)
  3. signature du nouvel accord sur le bois d’oeuvre résineux qui retirait les droits d’imposition sur les exportations et remboursement d’une grande partie des droits qui avaient été imposés aux compagnies forestières canadiennes depuis 2002
Le maire de Hearst, Roger Sigouin assis à son bureau

Le maire de Hearst, Roger Sigouin

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Le maire de Hearst Roger Sigouin s’en souvient trop bien. Au cours de cette période, la population avait même diminué de 1000 habitants, dans une ville de 6000 âmes.

Ils ont tout simplement tout perdu. Ils avaient même épuisé l'argent qu’ils avaient mis de côté pour leur retraite

Roger Sigouin, maire de Hearst

Plusieurs travailleurs forestiers ont été acculés à la faillite, selon M. Sigouin

 

Pour voir ce tableau sur un appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Situation aussi criante dans le Nord-Ouest de l’Ontario

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu, se rappelle la période sombre traversée par sa municipalité.

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Des dizaines de maisons abandonnées ou vendues à petit prix, et un exode de travailleurs vers l’Ouest canadien, telles sont les conséquences des fermetures de scieries et de la disparition de la coupe de bois dans sa région.

Collecter les taxes auprès de gens qui n’ont pas les moyens de continuer à payer. [La Ville de Greenstone] a repris beaucoup de propriétés. On commence à se replacer.

Rénald Beaulieu, maire de Greenstone

Des scieries comme Longlac Lumber, qui était autrefois propriété de Buchanan, ont repris leur activité et il est question de réouverture de la scierie de Nakina.

« Le secteur forestier commence à peine à reprendre son souffle », fait remarquer le maire Beaulieu.

Quelques chiffres :

  • 2004 : plus de 81 % des exportations de bois d’œuvre allaient au marché américain
  • 2010 : moins de 59 % du bois d’œuvre était destiné aux États-Unis
  • 2004 : 1920 scieries au Canada
  • 2009 : 1538 scieries restantes au Canada
Une usine de bois d'oeuvre

Une usine de bois d'oeuvre

Photo : Radio-Canada

En plein cœur de la crise, les emplois rattachés aux scieries sont passés de 58 000 en 2005 à 54 500 l’année suivante.

C’est l’Ontario qui a écopé le plus avec un déclin de près de 9 %.

*source: Statistique Canada

L’Ontario réagit

Les chiffres avancés mardi à la Législature ontarienne par la ministre Kathryn McGarry des Richesses naturelles et des Forêts sont éloquents :

« L’industrie forestière représente 15,5 milliards de dollars en Ontario. 230 communautés dépendent de la forêt qui procure de l’emploi direct et indirect à 172 000 personnes. » a indiqué la ministre.

 

Cliquez ici pour voir la carte des scieries actives en Ontario sur un appareil mobile (Nouvelle fenêtre)

La ministre McGarry rappelle que c’est le fédéral qui est responsable des négociations avec les États-Unis.

L'Ontario demande à Ottawa d’écouter les industries forestières ontarienne et québécoise qui réclament un programme de prêt garanti.

Le gouvernement Wynne a aussi nommé lundi Jim Peterson à titre de négociateur en chef de la province dans le dossier du bois d’oeuvre.

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