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Bois d’oeuvre : une exemption pour la N.-É., l’Î.-P.-É. et T.-N.-L.?

Billots dans une cour à bois

Le cinquième conflit commercial sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis est déclenché.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un porte-parole du département du Commerce américain confirme que l'industrie américaine du bois d'oeuvre a demandé, au début avril, l'exclusion de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l'Île-du-Prince-Édouard des droits compensateurs imposés mardi aux entreprises canadiennes dont les produits sont prétendument subventionnés.

Le porte-parole précise que le département du Commerce étudie toujours cette demande.

Lors des conflits passés sur le bois d’oeuvre, la région atlantique a toujours fait valoir son régime particulier de propriété des forêts pour échapper aux sanctions américaines. Un plus grand pourcentage des terres y sont détenues par des intérêts privés qu'ailleurs au pays et les droits de coupe reflètent les taux du marché, ont soutenu les quatre provinces, un argument accepté par l'industrie américaine.

Pas d'exemption dans l'immédiat

La Nouvelle-Écosse espérait bénéficier de l'exemption dès mardi, mais le gouvernement McNeil a reconnu en après-midi que des droits compensateurs de 19,88 % seraient imposés dès le 1er mai à ses producteurs de bois d'oeuvre, en attendant une décision permanente sur les droits compensateurs plus tard cette année.

Le ministre néo-écossais responsable du Commerce, Michel Samson, s'est dit très déçu, mais a affirmé que son gouvernement continuerait à faire pression pour que l'exclusion soit rétablie.

Les droits compensateurs intérimaires seront aussi appliqués à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador..

Des subventions au N.-B.?

La coalition américaine sur le bois d'oeuvre n'a pas demandé d'exemption pour le Nouveau-Brunswick alors qu'historiquement, cette provinces a toujours échappé comme ses voisines, en Atlantique, aux droits compensateurs.

Cette fois-ci, la coalition estime que les droits de coupe au N.-B., ses pratiques en sylviculture et ses frais de gestion des licences de coupe sont assimilables à des subventions.

L’un des plus importants producteurs néo-brunswickois, J. D. Irving, affirmait dans un communiqué publié mardi que « le système forestier du Nouveau-Brunswick a toujours été fondé sur des échanges commerciaux libres et équitables. Les droits de coupe pour la récolte sur les terres publiques sont le reflet de ce système, poursuit-il. Ce concept n’a pas changé et devrait être reconnu par le département du Commerce des États-Unis. »

J. D. Irving a écopé de droits compensateurs de 3 % dans la décision rendue aux États-Unis mardi. Les autres producteurs néo-brunswickois se verront imposer les mêmes droits que la plupart des producteurs canadiens, soit 19,88 %.

Avec les informations de CBC

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