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Conflit du bois d’oeuvre : le Saguenay-Lac-Saint-Jean déplore les droits compensatoires

Du bois d'oeuvre (archives)

Du bois d'oeuvre (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les dirigeants de Produits forestiers Résolu (PFR), les syndicats des usines de la compagnie et le directeur général de la scierie Boisaco de Sacré-Coeur déplorent les droits compensatoires d'environ 20 % annoncés par les États-Unis sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre. Selon eux, le cinquième conflit du bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis est une très mauvaise nouvelle.

PFR réclame encore une fois l'intervention d'Ottawa pour accorder des garanties de prêt aux entreprises forestières. Les syndicats abondent dans le même sens.

Le porte-parole de PFR, Karl Blackburn, se dit surpris d'apprendre que la taxe imposée par les États-Unis sera variable.

Produits forestiers RésoluAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Produits forestiers résolu

Photo : Radio-Canada / Évelyne Cöté

PFR devra payer environ 12 %, mais les petites scieries paieront davantage.

« Quels sont les éléments qui ont milité pour des taux imposés de différentes façons? » se questionne le porte-parole de PFR. « On parle de certains secteurs à plus de 24 %. Au Nouveau-Brunswick, avec l'industrie Irving, on parle d'à peine 3 %. Certaines scieries, certaines industries québécoises, elles, seront rétroactivement imposées des droits compensatoires, alors que d'autres non ».

Effectivement, pour certaines compagnies, la taxe sera rétroactive sur trois mois.

Les syndicats craignent des pertes d'emploi

Les présidents des syndicats des usines de Produits forestiers Résolu de Dolbeau-Mistassini déplorent eux aussi la taxe imposée par les États-Unis sur le bois d’oeuvre. Pascal Cloutier et Daniel Leblond estiment que l’imposition de droits compensatoires va grandement nuire à l’industrie forestière. Ils craignent des pertes d’emploi dans le secteur.

Pascal Cloutier et Daniel Leblond, présidents des syndicats des usines Produits forestiers Résolu de Dolbeau-MistassiniAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pascal Cloutier et Daniel Leblond, présidents des syndicats des usines PFR de Dolbeau-Mistassini

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

« Normalement, on aurait dû être exempté [de la taxe]. On sait que notre régime forestier a été conçu pour ça, d’abord pour faire en sorte qu’on n’aille pas de droits compensatoires. Ça fait que ceux qui prennent ça pour une bonne nouvelle ce matin, ce n’est pas une bonne nouvelle », de dire le président du syndicat Unifor de la papeterie de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier.

Le gouvernement Couillard annoncera des mesures concrètes pour soutenir l'industrie forestière. Québec devrait dépenser entre 200 et 300 millions de dollars pour instaurer un programme pour contrer les effets des droits compensatoires.

La scierie Boisaco de Sacré-Coeur durement touchée

L'entreprise Boisaco de Sacré-Coeur sera durement touchée par la taxe américaine. Boisaco fait partie des usines de sciage qui paieront le maximum des droits compensatoires américains, contrairement aux géants comme PFR.

Le directeur général de l'entreprise, Steeve St-Gelais espère que la scierie pourra traverser la crise sans faire de mises à pied.

Boisaco exporte entre 10 % à 15 % de sa production aux États-Unis. Ce volume risque de diminuer pendant le conflit.

Par ailleurs, Steeve Saint-Gelais remercie le gouvernement Couillard pour le programme de soutien annoncé mardi.

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