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Les faibles stocks de capelans inquiètent les gens en Atlantique

Le scientifique Pierre Pepin explique l'importance du capelan pour la santé des poissons plus lucratifs, comme la morue ou la crevette.

Le scientifique Pierre Pepin explique l'importance du capelan pour la santé des poissons plus lucratifs, comme la morue ou la crevette.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pêche et Océans Canada investira temps et argent afin de comprendre pourquoi les stocks de capelans ne se sont pas rétablis en Atlantique.

Le capelan est à la base de la chaîne alimentaire de plusieurs espèces de poissons. La morue et la crevette, entre autres, en dépendent.

« C’est un point tournant. Si tu n’as pas beaucoup de capelans, tu n’auras pas d'autres espèces », explique le chercheur Pierre Pepin.

Pêches et Océans a embauché un chercheur spécialisé dans ce poisson et injectera 2,4 millions de dollars dans un nouveau système acoustique pour obtenir de plus amples renseignements sur les stocks.

Effondrement des stocks

Ce ne sont pas que les stocks de morue qui se sont effondrés au début des années 1990. Le capelan a subi le même sort. À l’époque, les stocks sont passés de six millions de tonnes à presque rien, en l’espace de quelques mois.

Depuis, une légère augmentation a été remarquée par les spécialistes, qui évaluent les stocks actuels à environ un million de tonnes.

La cause de cet effondrement des stocks est inconnue, mais certains chercheurs croient que la température de l’eau pourrait en être responsable.

« Certains disent qu’il y a eu un épisode de mortalité massive, d’autres croient qu’ils sont partis ailleurs », explique Pierre Pepin.

Inquiétude chez les pêcheurs

L’absence de ces petits poissons se fait également sentir chez les pêcheurs. Les capelans servent de nourriture à des espèces lucratives pour l’industrie de la pêche, comme la morue.

Si la morue ne peut pas se nourrir de capelans, elle mange par exemple des crevettes, ce qui a ensuite un impact sur cette espèce.

« Les prévisions pour les prochaines années ne sont pas très bonnes », dit M. Pepin.

Il explique que dans le cas de la morue, l’effondrement des stocks avait en grande partie été causé par la surpêche. Dans le cas du capelan, les mesures adoptées pour protéger la morue seraient peu efficaces puisque c'est un poisson qui est très peu pêché.

Avec les informations de CBC

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