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Les pompiers 50 % plus à risque de développer un cancer

Les pompiers sont plus à risque d'avoir un cancer que le reste de la population.

Les pompiers sont plus à risque d'avoir un cancer que le reste de la population.

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

C'est une alarme d'un nouveau genre qui sonne pour les pompiers. Une étude confirme qu'ils sont beaucoup plus à risque de développer et même de mourir d'un cancer que la population en générale.

Un préventionniste de l'Association paritaire en santé-sécurité au travail, Pascal Gagnon, a indiqué qu'une étude de la Société canadienne du cancer conclut que l'incidence de cette maladie était de 50 % plus élevée chez les pompiers que dans la population en général.

Quelque 75 membres de services d'incendie du Bas-Saint-Laurent ont assisté samedi à Dégelis à une séance d'information sur le sujet dans le cadre d'une tournée provinciale de sensibilisation au risque de cancer chez les pompiers.

D’après M. Gagnon, l'étude de la Société canadienne du cancer précise que les dangers sont réels après une exposition pendant 15 à 20 ans du pompier à des éléments toxiques.

Des pompiers qui combattent les flammes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une soixantaine de pompiers ont combattu les flammes.

Photo : Radio-Canada

L'augmentation du nombre de cas de cancer pourrait ainsi, selon lui, s'expliquer par la plus grande toxicité des biens en plastique ou autres matériaux synthétiques que l'on retrouve aujourd'hui dans une résidence moderne.

On parle de dérivés de pétrole, [...] de colle, de vernis, de solvants, donc tous ces produits, lors d'une combustion, vont émettre des gaz et des fumées toxiques, voire cancérigènes.

Pascal Gagnon, préventionniste

Le nerf de la guerre, selon le préventionniste, est de limiter les contacts avec la suie. Il affirme que la contamination de la suie est aujourd'hui très grande et que les pompiers doivent prendre le temps de laver leurs habits de combat d'incendie avant de quitter les lieux d'un incendie.

Des uniformes de pompiers volontairesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

92 demandes de subvention pour la formation «pompier 2» ont été rejetées depuis trois ans.

Photo : Radio-Canada

Les pompiers en région sont aussi exposés à ces dangers que ceux des grands centres, notamment parce qu'ils sont moins nombreux et qu'ils se retrouvent ainsi régulièrement en première ligne pour combattre un incendie.

Le président de l'Association des pompiers de l'Est du Québec et chef du Service incendie de Dégelis, Claude Gravel, dit qu'il faudra faire des efforts pour que les pompiers volontaires, nombreux en région, soient aussi sensibilisés au problème que les pompiers permanents.

D’après les renseignements de Denis Leduc

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