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Les soins chiropratiques financés par la province devraient avoir des limites strictes, selon un rapport

Les mains d'un homme sur le dos d'une femme allongée sur le ventre.

Un chiropraticien traite une patiente.

Photo : Shutterstock / Albina Glisic

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les services chiropratiques financés par la province devraient avoir des limites strictes et les traitements offerts aux patients de moins de 18 ans ne devraient pas être subventionnés, selon un rapport qui n'a jamais été rendu public, mais que CBC a réussi à obtenir.

Le rapport destiné au gouvernement provincial et à l’Association des chiropraticiens du Manitoba (ACM) a été rédigé en 2004. La Commission de soins de santé chiropratique du Manitoba de l’époque a examiné la rentabilité des services chiropratiques financés par la province.

À l’heure actuelle, le Manitoba est la seule province canadienne qui subventionne les traitements fournis par les chiropraticiens pour tous les résidents, jusqu'à une limite de 12 visites par année.

Le rapport, obtenu par CBC, comporte 37 recommandations, notamment :

  • Santé Manitoba devrait limiter son financement du « traitement chiropratique de la douleur aiguë du bas du dos ».
  • Santé Manitoba devrait fournir une « couverture limitée du traitement de la douleur au cou ».
  • Santé Manitoba ne devrait pas financer le traitement chiropratique de personnes de moins de 18 ans, car « aucune étude ne justifie de manière équivoque l'efficacité ou la sécurité d'un tel traitement ».

Il n’existe actuellement aucune restriction d'âge pour les traitements de chiropratique.

Le rapport souligne également le manque de preuves pour conclure que les traitements chiropratiques sont efficaces dans le traitement d’une variété d'affections médicales telles que la tension musculaire, les migraines, le syndrome du canal carpien, les problèmes gastro-intestinaux, l'infertilité, ou comme traitement préventif.

Les auteurs du rapport ont également avancé que la province subventionne « des recherches dans les domaines de la chiropractie pour répondre à des questions importantes qui demeurent sans réponse » et ils ont proposé l’intégration de chiropraticiens dans des équipes interdisciplinaires dans les cliniques communautaires et les hôpitaux.

De plus, le rapport suggère que Santé Manitoba crée un système de suivi pour surveiller de plus près les « pratiques publicitaires de l'Association des chiropraticiens du Manitoba et ses membres afin de s'assurer qu’elles se limitent à celles pour lesquelles il existe une preuve d'efficacité et de sécurité ». Les auteurs recommandent que le gouvernement ait un pouvoir réglementaire sur les publicités des chiropraticiens.

Par l’entremise d’un courriel, le président de l'ACM, Perry Taylor, a indiqué : « Je n'ai jamais vu ce document qui a été rédigé il y a 13 ans, soit bien avant mon mandat en tant que président. Je n'ai aucun commentaire à ce sujet. »

Selon les informations de Katie Nicholson, CBC News

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