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140 $ par semaine aux immigrants qui apprennent le français au Québec

Extrait du dictionnaire

Extrait du dictionnaire

Photo : iStock / iStockPhoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les immigrants qui suivent des cours de francisation à temps complet recevront dès le mois d'août une allocation de participation de 140 $ par semaine du gouvernement du Québec, pour une durée maximale d'un an, qu'ils suivent un cours offert par le ministère de l'Immigration ou par une commission scolaire.

La décision de bonifier et d'harmoniser ces allocations est rendue possible grâce à des investissements de 93,5 millions de dollars au ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) et de 10 millions au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité.

À l'heure actuelle, les immigrants apprenant le français dans des cours offerts par des commissions scolaires ne reçoivent pas toujours une allocation hebdomadaire; les travailleurs qualifiés et les réfugiés qui suivent un cours offert par un partenaire du MIDI obtiennent 115 $ par semaine, tandis que ceux qui sont arrivés en vertu de la politique de regroupement familial ne reçoivent que 30 $.

Quel que soit le site, ou l’endroit ou l’institution [...], on va offrir à la personne qui prend un cours à temps plein la pleine allocation.

Une citation de : Kathleen Weil, ministre de l'Immigration

La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, a souligné que les cours à temps complet sont essentiellement fréquentés par des personnes immigrantes qui ne connaissent pas le français à leur arrivée, mais qui cherchent parallèlement à intégrer rapidement le marché du travail pour subvenir aux besoins de leurs proches.

« Ces allocations sont donc un moyen important pour qu’elles complètent leur apprentissage et qu’elles soient de cette façon mieux préparées à intégrer le marché du travail en français et à participer à la société en général », a-t-elle plaidé.

Elle a également avancé que la hausse de l'allocation versée aux immigrants issus de la politique de regroupement familial constituera un « incitatif financier important » qui « contribuera à briser l’isolement de certaines femmes », arrivées de cette manière au Québec.

La ministre Weil a par ailleurs annoncé que son ministère deviendra dès le mois d'août la porte d'entrée unique pour tous les immigrants qui souhaitent suivre ces cours à temps plein et recevoir les allocations associées, afin que la procédure soit simplifiée et qu'ils soient mieux orientés.

« Il y aura, pour ce cours à temps plein, un service au ministère de l’Immigration pour orienter ces personnes vers la bonne ressource à temps plein [...], lui offrir un peu le choix et la personne prendra ses décisions », a expliqué la ministre Weil.

Il peut parfois s’avérer difficile pour la personne immigrante de se retrouver au travers de la vaste offre de services en francisation du gouvernement.

Une citation de : Kathleen Weil, ministre de l'Immigration

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a convenu que plusieurs immigrants devaient se trouver rapidement un emploi pour soutenir leur famille à leur arrivée au Québec. Il est donc d’autant plus « important que les nouveaux arrivants aient accès rapidement aux classes de francisation et soient encouragés à y persévérer ».

L'argent obtenu par son ministère permettra notamment de soutenir les employeurs qui offrent des cours de francisation en milieu de travail, en finançant par exemple les entreprises pour qu’elles libèrent leurs employés quelques heures par semaine.

Entrevue avec David Chalk, avocat en droit de l'immigration

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