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Le projet de SRB peut-il survivre sans Lévis?

Lévis abandonne le projet de SRB.

Photo : Ville de Québec

Radio-Canada

« Le projet de SRB à Québec peut, et doit continuer », tranche sans hésiter Étienne Grandmont, directeur général de l'organisme Accès transports viables. Selon lui, le désistement de Lévis pourrait même permettre à la Ville de Québec de bonifier le projet sur la Rive-Nord.

Un texte de Jonathan Lavoie

« Les coûts ont augmenté quand même pas mal quand on a voulu prolonger jusqu'au Mouvement Desjardins, donc c'est un 15 km supplémentaire là où n'y a peut-être pas suffisamment d'achalandage », analyse Étienne Grandmont.

Il admet qu'avec le départ de Lévis, l'enveloppe budgétaire qui sera accordée au projet risque d'être amoindrie. Il soutient néanmoins qu'il s'agit là d'une occasion pour l'administration Labeaume d'améliorer le projet de transport en commun.

On a une opportunité de revoir le projet.

Étienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables

« On sait aussi qu'il y a une clientèle actuellement présente sur René-Lévesque qui ne demanderait que ça, que d'avoir un système de transport de plus grande capacité pour répondre à leur besoin », fait valoir Étienne Grandmont en évoquant la possibilité de développer cet axe en même temps que celui du boulevard Charest.

Il évoque même l'occasion pour la Ville d'opter pour un mode transport qui offre une plus grande capacité, comme le tramway, sans toutefois laisser complètement tomber la Rive-Sud.

« L'idéal ce serait de faire traverser le SRB à Saint-Romuald, par exemple, et assurer une connexion efficace avec le réseau de transport de Lévis. »

« Deux poids, deux mesures »

Selon Étienne Grandmont, le SRB, qui se retrouve dans la tourmente, est la preuve que le Québec fait face à un système de « deux poids, deux mesures » quand il s'agit de transport en commun.

Il souligne que dans le cas des infrastructures autoroutières, les dépenses de construction et d'entretien sont assumées en totalité par le ministère des Transports. Or, pour les projets de transport en commun, les frais de fonctionnement doivent toujours être assumés par les municipalités.

« On se retrouve souvent avec des villes qui vont faire le choix d'assurer leur mobilité sur le modèle autoroutier parce que ça ne leur coûte pas un sou », déplore le directeur d'Accès transports viables.

La CAQ réclame l'abandon du projet

Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, affirme pour sa part que le maire de Lévis a pris la bonne décision en se retirant du projet de SRB.

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour la région croit qu'il faut abandonner le SRB dans son ensemble.

La Ville de Québec devrait suivre l'exemple de la Ville de Lévis, et le gouvernement du Québec devrait suspendre les dépenses et les opérations du bureau de projet.

Éric Caire, député de la CAQ

Éric Caire soutient par ailleurs que le projet est mal ficelé et qu'il n'a pas l'appui de la population.

« Pour certains projets, l'accessibilité sociale est absolument essentielle. Visiblement, dans le projet de SRB, ça n'a aucune importance ni pour les autorités de la Ville de Québec ni pour le gouvernement », conclut Éric Caire.

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