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Du sang bleu dans l’ouest du Canada

Grégory Bernard

Grégory Bernard

Photo : Radio-Canada / La nouvelle plume

Radio-Canada

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix de : Grégory Bernard
Émission : Point du jour, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE Regina, en semaine, de 6 h à 9 h
Titre : 
Du sang bleu dans l’ouest du Canada
Auteure : Nadine Mackenzie
Éditeur : Édition de la nouvelle plume, 2014

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

Parce que c'est un bon livre pour rappeler à nos dirigeants l'historique de la présence de familles francophones, avant la création de la Saskatchewan. C'est aussi un rappel de la difficulté des métiers de l'agriculture et des conditions difficiles auxquelles il faut faire face pour survivre.

Grégory Bernard

RÉSUMÉ

Si la plupart des pionniers de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle atteignaient l'ouest du Canada la tête pleine de rêves, mais les poches vides, d'autres eurent la chance d'arriver d'Europe avec de larges sommes d'argent qui leur permirent de s'établir plus confortablement. Tel fut le cas d'un premier groupe d'aristocrates français qui s'installa, à partir de 1885, dans le sud de la province de la Saskatchewan. Pour la plupart anciens officiers de cavalerie, ils avaient quitté la France à cause des politiques anti-catholiques de l'époque. Ils ignoraient que le meneur de leur groupe, un certain Rudolf Meyer, était adepte des théories de Karl Marx. Les locaux les surnommèrent « les comtes de Saint Hubert », du nom de la paroisse qu'ils instituèrent sur les terres acquises. Vu leurs échecs dans l'élevage du bétail, dans les cultures et les fermages, ainsi que dans les diverses entreprises commerciales qu'ils lancèrent, ils rentrèrent tous en France. Un second groupe d'aristocrates qui avaient démissionné de l'armée arriva dans le sud de la province de l'Alberta en 1904. L'année suivante, alors que la loi sur la séparation de l'Église et de l'État avait été votée en France, ils fondèrent un village qu'ils appelèrent Trochu, à une centaine de kilomètres de la ville de Calgary. Ce nom venait d'Armand Trochu, meneur de leur communauté. Le village de Trochu était en plein essor lorsque la Première Guerre mondiale fut déclarée. Sans hésiter, ces anciens officiers retournèrent se battre pour leur patrie. Les décorations militaires et la Légion d'honneur qu'ils reçurent firent du village de Trochu la plus grande concentration de récompenses militaires françaises de la Première Guerre mondiale dans l'Ouest, et peut-être même dans tout le Canada.

EXTRAIT

Les provinces de l’ouest du Canada ont été peuplées par plusieurs vagues d’immigration constituées de gens de nationalités multiples et d'antécédents divers. La majorité d’entre eux était issue de milieux pauvres et défavorisés. Fuyant la misère, le manque de travail et le marasme économique dans lequel leurs pays d’origine s’enlisaient, ces immigrants tentaient l’aventure dans ce vaste territoire en plein développement. Puisqu’ils ne possédaient rien et n’avaient rien à perdre, pourquoi ne pas jouer le tout pour le tout dans l’espoir d’une vie meilleure?

 

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