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Le Parc national de la Gaspésie a 80 ans

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Amateurs de plein air dans le Parc national de la Gaspésie

Amateurs de plein air dans le Parc national de la Gaspésie

Photo : Courtoisie Jérôme Landry

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parc national de la Gaspésie célèbre ses 80 ans. Créé en 1937, c'est à la fois un lieu de conservation et un important moteur économique pour la région.

Un texte de Geneviève Génier Carrier

Le Parc national de la Gaspésie a été fondé le 14 avril 1937 afin de protéger le caribou montagnard et son habitat, le mont Albert et les monts McGerrigle, ainsi que le saumon de la rivière Sainte-Anne.

La mission quotidienne, c'est de protéger le territoire, tout en le rendant accessible, dans un fragile équilibre d'utilisation et de mise en valeur de ses richesses.

Pascal Lévesque, directeur du Parc national de la Gaspésie
Des randonneuses dans le parc national de la GaspésieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des randonneuses dans le parc national de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose

Il faudra attendre 13 ans, soit en 1950, pour que le Parc et le Gîte du Mont-Albert soient inaugurés, en raison de la guerre. Et ce n'est qu'en 1977 que l'exploitation forestière et minière cessera avec l'adoption de la Loi québécoise sur les parcs.

Quelques dates :

1844 : Exploration géologique de Sir William Logan

1937 : Création du Parc par le gouvernement de Maurice Duplessis

1950 : Inauguration du Gîte du Mont-Albert

1977 : Loi sur les parcs

1986 : Inauguration du Centre d'interprétation

1999 : La Sépaq devient gestionnaire du Parc

2001 : Obtention de la désignation « parc national » de l'UNESCO

Biodiversité

Situé au cœur des Chic-Chocs, le Parc couvre 802 km2, du mont Jacques-Cartier au mont Logan, en passant par le lac Cascapédia. Il possède divers écosystèmes et une biodiversité inégalée.

Peu de gens le savent, mais à chaque fois qu'on fait un mètre sur la montagne, c'est comme aller vers le Grand Nord québécois.

Pascal Lévesqie, directeur du Parc national de la Gaspésie
Une femelle orignal accompagné de son veau dans le Parc national de la GaspésieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une femelle orignal accompagné de son veau dans le Parc national de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

En plus du caribou, il n'est pas rare d'y rencontrer un orignal ou un cerf de virginie. On y retrouve aussi de nombreuses espèces d'oiseaux, de petits mammifères et de plantes, dont certaines sont uniques.

Les changements climatiques pourraient avoir des impacts sur la biodiversité et les écosystèmes du Parc.

Industrie touristique

Au fil des ans, le Parc national de la Gaspésie est devenu une destination prisée par les randonneurs, les amateurs de glisse et les amoureux de la faune et de la flore.

L'activité reine, c'est la randonnée pédestre, avec 25 sommets de plus de 1000 mètres et 140 kilomètres de sentiers pédestres. Les activités hivernales sont aussi en croissance.

Pascal Lévesque, directeur du Parc national de la Gaspésie
Parc de la Gaspésie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans les montagnes gaspésiennes en hiver

Photo : courtoisie Catherine St-Laurent

Le Parc connaît une augmentation d’achalandage depuis quatre ans. Il attire de plus en plus de touristes étrangers et voit la saison s’allonger.

Pascal Lévesque évalue les retombées économiques à 14 millions de dollars par année pour la région. « On parle en moyenne de 66 $ par jour-visite qui sont dépensés dans la région par les visiteurs. On reçoit de 180 000 à 200 000 jours-visites par année », explique-t-il.

Le développement de nouvelles infrastructures, la multiplication des activités et un engouement renouvelé pour le camping n’y sont pas étrangers.

Les randonneurs sont prêts à amorcer l'ascension du mont AlbertAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les randonneurs sont prêts à amorcer l'ascension du mont Albert

Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose

Protection du caribou

La survie du caribou montagnard demeure préoccupante. Malgré les mesures de conservation mise en place au fil des ans, les plus récents inventaires montrent une diminution du cheptel.

On est encore comme l’an passé autour de 75 bêtes sur le territoire du parc. Ce sont des constats assez inquiétants, mais on n’est pas rendu à jeter la serviette.

Pascal Lévesque, directeur du Parc national de la Gaspésie
Un caribou dans le Parc de la GaspésieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un caribou dans le Parc de la Gaspésie

Photo : Courtoise : SEPAQ

C’est l’habitat du caribou qui est en cause, ainsi que l'activité humaine et la prédation. Le Parc projette entre autres la fermeture d’anciens chemins forestiers afin de limiter le déplacement des prédateurs.

« On travaille avec nos différents partenaires, entre autres avec le ministère de la Faune et les chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), pour trouver les meilleures solutions possible pour assurer la pérennité de l’espèce », explique Pascal Lévesque.

Célébration du 80e anniversaire

Une série d’activités auront lieu cet été et l’hiver prochain afin de souligner le 80e anniversaire du Parc national de la Gaspésie.

La programmation sera dévoilée en mai, lors du lancement de la saison touristique de Tourisme Gaspésie, au Gîte du Mont-Albert.

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