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Vivre en milieu linguistique minoritaire pourrait avoir un impact sur la santé

Soins de santé en Ontario : Peut-on être malade en français?

Soins de santé en Ontario : Peut-on être malade en français?

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une proportion de jeunes francophones de 18 à 24 ans vivant en situation linguistique minoritaire présenterait un profil de santé mentale dont il faut se préoccuper.

Un texte d'Alexandra Angers, de l'émission Sur le vif

C'est une des conclusions d'une étude menée par la sociologue Louise Bouchard, professeure à l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'Institut du savoir Montfort.

Selon Mme Bouchard qui était en entrevue, jeudi, à l'émission Sur le vif, il y a un lien entre le fait de vivre en contexte linguistique minoritaire, comme les Franco-Ontariens, et la santé.

La coauteure du livre « Minorités de langue officielle du Canada - Égales devant la santé? » a expliqué à l'animatrice Marie-Lou St-Onge que les déterminants sociaux tels que le niveau d'éducation, le revenu et le milieu de vie sont des facteurs qui peuvent expliquer les différences d'états de santé.

À cet égard, la population francophone en contexte minoritaire est parfois désavantagée, a-t-elle déclaré. « Qui dit minoritaire, dit un accès peut-être différent aux ressources ainsi que des conditions de vie qui ont été plus difficiles. »

Ne pas avoir des services dans sa langue [ou] ne pas pouvoir s'exprimer dans sa langue pour obtenir des services peuvent avoir effectivement un impact sur la santé.

Une citation de : Louise Bouchard, professeure à l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'Institut du savoir Montfort
Louise Bouchard, professeure à l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'Institut du savoir MontfortAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Bouchard, professeure à l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'Institut du savoir Montfort

Photo : Radio-Canada / Alexandra Angers

Mme Bouchard a également affirmé que les données concernant l’état de santé des francophones en milieu minoritaire pourraient être plus précises. C’est la raison pour laquelle elle souhaite créer un observatoire de la santé des francophones en situation minoritaire.

Un tel observatoire permettrait de réunir toutes les données, de brosser un meilleur portrait de la situation et, par ricochet, aider les autorités de la santé à améliorer l’accessibilité des soins en français.

En ce qui concerne la problématique des soins en santé mentale, l’accès au traitement doit être rapide, a soutenu Mme Bouchard.

Les recherches démontrent que parmi les francophones et les anglophones qui ont un problème avec la même prévalence, les francophones sont plus tardivement pris en charge par le système. Une fois dans le système, les francophones démontrent un état de santé plus dégradé. Pour Louise Bouchard, il s’agit d’un autre impact sur la santé de la barrière linguistique.

Louise Bouchard a présenté jeudi ses recherches dans le cadre d’une conférence scientifique à l’hôpital Montfort.

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