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Emerson : 50 % des clandestins récents détenus pour des crimes graves, dit le syndicat des douaniers

Une clôture avec une enseigne de mise en garde.
Des centaines de migrants ont traversé illégalement la frontière canado-américaine près d’Emerson, au Manitoba, depuis le début de l’année. Photo: Radio-Canada / Karen Pauls

Au cours des dernières semaines, environ la moitié des immigrants illégaux passant la frontière canado-américaine à proximité du village d'Emerson, au Manitoba, a été incarcérée par la police canadienne en raison de graves antécédents judiciaires, selon le syndicat de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Cette déclaration survient, selon le syndicat de l'ASFC, à la suite d’un incident survenu la fin de semaine dernière entre un demandeur d’asile et une agente des services frontaliers à Emerson. « Elle a été frappée et blessée assez sérieusement », explique le président du syndicat, Jean-Pierre Fortin, qui ajoute que l’employée est de retour au travail.

« L’assaillant a été placé en détention dans une cellule, ajoute-t-il. Il était tellement agité qu’il a fait plusieurs dommages. »

L'homme de 37 ans a été arrêté et accusé d'avoir proféré des menaces, de méfait et de voies de fait contre un agent de la paix.

L’ASFC refuse de se prononcer sur les statistiques citées par le président du syndicat, mais confirme qu’une agente douanière a été agressée par un immigrant clandestin résistant à son arrestation.

En vertu de la Loi canadienne sur l'immigration, si une personne a commis ou a été reconnue coupable d'un crime, elles ne peuvent être autorisées à entrer au Canada. Elle est soit placée en détention ou expulsée vers son pays d’origine.

Les crimes interdisant l'entrée au Canada :

  • vol;
  • agression;
  • homicide involontaire;
  • conduite dangereuse;
  • conduite sous l'influence de drogues ou d'alcool;
  • possession ou trafic de drogues ou de substances contrôlées.

Toutefois, quelqu'un qui a été reconnu coupable d'un crime alors qu'il était âgé de moins de 18 ans peut toujours entrer au pays.

Le président du syndicat des douaniers se dit préoccupé par la situation, surtout avec l’arrivée du climat plus clément. Selon lui, l’explosion du nombre de clandestins en provenance des États-Unis, qui entrent principalement au Canada par deux corridors - celui près d’Emerson, au Manitoba, et celui près de Lacolle, au Québec - met en danger la population canadienne.

Au Manitoba, les agents ont remarqué, au cours des dernières semaines, qu’environ 50 % des demandeurs d'asile ont [commis des crimes graves]. C'est une préoccupation majeure.

Jean-Pierre Fortin, président du syndicat des douaniers

Le président affirme ne pas savoir si le taux de criminalité est aussi élevé au Québec. « Les agents ont de plus en plus de pression, mentionne-t-il. Chaque dossier pour chaque demandeur d’asile demande environ 8 heures de travail à un agent. »

Le syndicat demande au gouvernement fédéral d’intervenir rapidement. « On souhaite la création immédiate d’une patrouille à la frontière. On doit sécuriser la frontière le plus rapidement possible, soutient-il. Mais le gouvernement demeure en mode analyse et continue d’étudier la situation. »

Manitoba

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