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L'obsession sexuelle écourte l'espérance de vie des couleuvres mâles

Des couleuvres rayées à Narcisse, Manitoba

Chaque printemps, environ 70 000 couleuvres rayées se rassemblent dans les fosses de Narcisse, au Manitoba, pour se reproduire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les couleuvres mâles vivent moins longtemps que les femelles parce qu'elles sont obsédés par le sexe, conclut une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society.

Un groupe de chercheurs de l'Université de Sydney, en Australie, a étudié le comportement des couleuvres rayées à flanc rouge des fosses réputées de Narcisse, au Manitoba, lors de la saison d'accouplement printanière.

Les chercheurs ont remarqué que, après être sorties de leur hivernage, les couleuvres mâles consacrent de deux à quatre semaines à l'accouplement, alors que les femelles y consacrent seulement quatre jours.

Pour les mâles, l'investissement dans la procréation représente un stress physiologique annuel, alors que les femelles priorisent l'autosubsistance.

Une citation de : extrait du résumé de l'étude

Selon les chercheurs, le fait que les couleuvres mâles dépensent plus de temps et d'énergie à s'accoupler après l'hibernation - au lieu de trouver de la nourriture comme le font les femelles - contribue à une diminution plus rapide de la longueur de leurs télomères, et ainsi à une réduction de leur espérance de vie.

Les hibernacles de Narcisse présentent la plus forte concentration de couleuvres rayées à flanc rouge au monde. Les chercheurs évaluent à 70 000 le nombre de serpents qui utilisent ces gîtes d'hibernation.

Chaque printemps, les couleuvres mâles sortent les premiers en masses des hibernacles et attendent les femelles. Ces dernières sortent une par une ou en petits groupes. Elles sont alors assaillies par les mâles, qu'elles attirent grâce à leurs phéromones irrésistibles.

Les couleuvres forment des boules d'accouplement, composées de plusieurs dizaines de mâles pour une femelle. Les mâles viennent frotter leur menton sur le dos de la femelle qui libère ses phéromones. Même s'il y a beaucoup de prétendants, un seul mâle parviendra à s'accoupler avec la femelle.

Malgré un jeûne de 7 mois, l'instinct de reproduction l'emporte sur la faim. Les couleuvres iront se ravitailler une fois la survie de l'espèce assurée.

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