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L’attaque chimique est une fabrication à 100 %, dit Assad

Le président syrien Bachar Al-Assad

Photo : AFP

Radio-Canada

Dans une entrevue accordée à l'Agence France-Presse, le président syrien affirme que l'attaque au gaz toxique contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun, que l'Occident attribue à son aviation, est une histoire fabriquée de toutes pièces pour servir de « prétexte » aux frappes américaines.

« Pour nous, il s'agit d'une fabrication à 100 % [...] Notre impression est que l'Occident, principalement les États-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque » américaine du 7 avril contre une base aérienne, a déclaré l’homme fort de Syrie.

Pour cette entrevue à la caméra, la première de Bachar Al-Assad depuis l’attaque chimique, l'AFP dit avoir soumis au préalable une liste de 25 questions. Elle précise aussi que la présidence syrienne, qui a assuré le tournage de l’entrevue, lui a fourni l’enregistrement des cinq premières réponses seulement.

Il n’aurait jamais utilisé d’armes chimiques

Soutenant qu’il ne possédait plus d’armes chimiques dans son arsenal depuis 2013, Bachar Al-Assad a ajouté que, même s’il y en avait encore, son régime ne les aurait jamais utilisées.

Pour le président syrien, une enquête s’impose sur les événements meurtriers de Khan Cheikhoun, mais il prévient qu’il n’acceptera qu’une enquête « impartiale » sur cette attaque au gaz sarin qui a fait 100 morts et 400 blessés, principalement des civils, le 4 avril dernier.

Nous allons oeuvrer [avec les Russes] en vue d'une enquête internationale. Mais elle doit être impartiale. Nous ne pouvons permettre une enquête que si, et seulement si, elle est impartiale, et si nous sommes certains que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu'elle ne sera pas utilisée à des fins politiques.

Bachar Al-Assad, présidient de la Syrie

Les frappes américaines, un coup d’épée dans l’eau

Selon le président syrien, les bombardements américains contre la base aérienne d’où, selon Washington, aurait été lancée l’attaque au gaz de Khan Cheikhoun n’ont pas affecté la puissance de feu de son armée.

En ce qui a trait au rôle des États-Unis dans les efforts internationaux pour mettre un terme à la guerre civile qui ravage son pays, le président syrien estime que Washington « n’est pas sérieux ».

Les États-Unis ne sont pas sérieux [dans la recherche] d'une solution politique quelconque. Ils veulent utiliser le processus politique comme un parapluie pour les terroristes.

Bachar Al-Assad, président de la Syrie

Une précédente version de cet article laissait entendre que le président syrien n’a répondu qu’à 5 des 25 questions soumises par l’AFP. M. Al-Assad a, en réalité, répondu à toutes les questions, mais ses services, qui ont assuré le tournage de l’entrevue, ont fourni à l’Agence France-Presse l’enregistrement de cinq réponses seulement.

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