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Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo

Franco Nuovo

Franco Nuovo

Photo : Radio-Canada / Mémoire d'encrier

Radio-Canada

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix de : Franco Nuovo
Émission : Dessine-moi un dimanche, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE, le dimanche, de 6 h à 10 h
Titre : Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo
Auteur : Dany Laferrière
Éditeur : Mémoire d’encrier, 2015

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

L’immigration! L’identité! J’ignore si les caquistes et leur chef qui souhaitent abaisser le seuil d’immigration au Québec ont lu les livres de celui qui siège aujourd’hui chez les immortels. Ces thèmes ont, au fil des ans, marqué l’œuvre de Dany Laferrière au fer rouge. Déraciné, l’académicien a mis de l’avant, dans ses romans, tout au long de sa vie d’écrivain, sa quête sur l’identité, ce qu’elle représente, ce qu’elle signifie pour celui qui a quitté son pays et qui se trouve, souvent malgré lui, coupé de ses racines. Or, cette identité, "plus on tente de la définir, plus elle nous échappe". Dans cet ouvrage, un personnage qu’on devine être l’auteur affiche les pistes pour décoder l’exil social. La lecture de ce livre n’ouvre pas seulement l’esprit, elle ouvre le cœur.

Franco Nuovo

RÉSUMÉ

Un après-midi d’été, l’écrivain croise dans la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination. Mongo demande : "Comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société?" Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot. C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferrière.
Au jeune Mongo, Laferrière raconte 40 années de vie. Une longue lettre d’amour au Québec.

EXTRAIT

Il faut rester vigilant. L’exil est la plus grande école de conduite. On devrait envoyer tous les enfants faire un stage à l’école de l’exil. À ce jour, seuls les damnés de la terre semblent bénéficier de ce cours magistral. Dans cette obligation d’observer attentivement l’autre, on se découvre parfois. En analysant ainsi chacun de ses gestes, cela prend un temps avant de voir qu’on était en face d’un miroir.
— Je risque de me perdre dans cette aventure.
— C’est le risque du voyage, Mongo.

Écouter le livre audio :

 

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