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Budget 2017 : Le milieu culturel du Manitoba déplore des coupes de 3,6 M$

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La directrice générale du Conseil des arts du Manitoba, Akoulina Connell

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les milieux artistiques et culturels du Manitoba déplorent les compressions annoncées mardi dans le budget provincial, qui amputeront 3,6 millions de dollars des sommes versées au domaine.

Le budget global des arts, de la culture et des sports se chiffre à 68 millions de dollars.

Les organismes culturels de la province ont perdu 700 000 $ en financement comparativement au budget 2016-2017 de 9,8 millions de dollars. Par ailleurs, 195 000 $ ont été supprimés du budget du programme de subventions du Conseil des arts du Manitoba (CAM), qui avait reçu 4,3 millions de dollars du gouvernement provincial en 2016-2017.

En outre, la Société manitobaine de développement de l'enregistrement cinématographique et sonore se voit privée de 300 000 $ comparativement au dernier budget de 4,2 millions de dollars.

La province supprimera également la Commission de classification cinématographique du Manitoba, ce qui permettra des économies de 158 000 $ par année.

Des répercussions uniquement administratives

La ministre du Sport, de la Culture et du Patrimoine, Rochelle Squires, insiste toutefois sur le fait que ce ne sont pas vraiment des compressions budgétaires, mais plutôt des mesures pour élaguer des frais administratifs jugés trop élevés.

« Tandis que d’autres gouvernements à travers le pays réduisent leur budget consacré aux arts et à la culture, nous maintenons un financement important. Nous réduirons les dépenses administratives », souligne la ministre Squires.

« Toutes les économies doivent provenir de l'administration, pas des services ni de la programmation. […] Il y a beaucoup de dépenses administratives qui ne contribuent pas au produit fini. Il n'y aura pas de conséquences sur les sports et la culture en fonction du budget actuel. »

— Une citation de  Rochelle Squires, ministre du Sport, de la Culture et du Patrimoine

Cela ne signifie pas de pertes d'emploi non plus, selon la ministre Squires.

Un budget déjà rogné

Le Conseil des arts du Manitoba a déjà supprimé graduellement six postes au cours des neuf derniers mois, afin de réaliser des économies d’environ 100 000 $.

Cet argent était destiné à développer de nouveaux logiciels et permettre à l’organisme de rendre ses opérations plus simples.

« L’année dernière, nous avons lancé notre nouveau plan stratégique. Nous avons aussi simplifié notre offre, réduisant 54 programmes à 5, pour minimiser autant que possible notre charge administrative », assure la directrice générale du CAM, Akoulina Connell.

Toutefois, son budget étant amputé de 195 000 $, le CAM n'a plus d'argent à mettre de côté pour améliorer ses opérations.

« Nous enlever 195 000 $, c’est vraiment dur. »

— Une citation de  Akoulina Connell, directrice générale, Conseil des arts du Manitoba

« Les décisions finales [sur les compressions] reviennent aux membres du Conseil. Mais on a déjà fait toutes les compressions possibles au niveau de notre petite équipe. Si on décide d’utiliser notre petit pécule pour compenser les coupes et qu’on doit remettre notre plan de simplicité administrative, ça veut dire que, non seulement nous allons perdre le montant unique de 100 000 $, mais nous allons aussi garder le même système inefficace une année de plus », regrette Mme Connell.

Un manque de vision

Selon la directrice du Cercle Molière, Geneviève Pelletier, le gouvernement provincial n’a pas augmenté son financement des arts depuis au moins 10 ans, malgré le fait qu’il s’agit d’« un secteur qui a un haut rendement ».

« Ça manque un peu de vision. »

— Une citation de  Geneviève Pelletier, directrice artistique, Cercle Molière

« Je ne comprends juste pas le raisonnement derrière tout ça », dit-elle. « À un moment donné, avec les artistes, on peut leur dire [qu’il y aura moins d’argent], et ils vont créer de toute façon », reconnaît-elle.

Mme Pelletier juge pourtant que de grandes oeuvres et projets d’excellence nécessitent une plus importante contribution financière gouvernementale.

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