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La scène musicale torontoise étouffée par la folie immobilière

Radio-Canada

Dans la dernière année à Toronto, de nombreuses salles de spectacle comme le Silver Dollar Room, The Hideout, Not My Dog ou le Holy Oak ont fermé leurs portes. Les raisons des fermetures sont un loyer trop élevé ou la transformation des immeubles en tours de condominiums par leurs propriétaires.

TORONTO LA NUIT :  un documentaire de Natasha Maconald-Dupuis et de Frédéric Lacelle. Si vous éprouvez des difficultés à visionner le documentaire, cliquez ici.
(Nouvelle fenêtre)

Les artistes émergents peinent à trouver des endroits abordables où jouer et se produire sur scène. Certains ont déjà même quitté Toronto pour d'autres villes moins dispendieuses, comme Montréal ou Hamilton.

Entrée de la salle

La salle de spectacle « Silver Dollar Room » fermée

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Pour remédier au problème, plusieurs promoteurs se tournent vers des endroits dits « DIY » (Do It Yourself) comme des appartements privés ou des entrepôts désaffectés.

Photo de quatre personnes dans une foule

Foule dans un espace « DIY » non identifié

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Cette tendance n'est pas nouvelle. Dans les années 90, des organisateurs de rassemblements de musique électronique avaient recours à des endroits non conventionnels comme d'anciennes usines ou des immeubles destinés à la destruction.

Photo d'un local avec un groupe de personnes

Espace « DIY » non identifié

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Mais ce type de lieu de concert attire de plus en plus l'attention des autorités.

Ils peuvent être non conformes aux différentes réglementations en vigueur : capacité d'accueil, sorties d'évacuation, circuits électriques, etc. Aux États-Unis, en décembre 2016, un feu dans un entrepôt à Oakland où des gens étaient réunis pour faire la fête a fait 36 morts. Cet incendie majeur avait révélé d'importantes failles dans les normes de sécurité du « DIY ».

Image du feu avec les pompiers et les camions

Aux États-Unis, en décembre 2016, un feu dans un entrepôt à Oakland.

Photo : Radio-Canada

Récemment, plusieurs de ces endroits ont été fermés par le Service des incendies de Toronto.

La chanteuse et le DJ sur la scène

Le duo électronique LAL au Gladstone Hotel

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Les organisateurs de ces concerts sont inquiets devant la raréfaction des salles de spectacles et la fermeture des lieux « DIY ».

Photo de Jason sur une rampe de planches à roulettes

Jason Wydra, co-fondateur de l'espace « DIY » Soybomb

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Certains d'entre eux précisent que de grands artistes de la musique canadienne comme Grimes et Arcade Fire ont débuté dans les « DIY » et les petites salles de spectacle.

Photo d'Internet Daughter avec des écouteurs

La DJ et productrice Internet Daughter

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

La Ville de Toronto est en réflexion sur le sujet. Un comité a été formé pour en discuter, mais aucune décision n'a été prise à ce jour.

Photo de gratte-ciel

Le centre ville de Toronto la nuit

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Toronto

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