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Sans capote ni kalachnikov

Le choix de Philippe Marcoux
Philippe Marcoux Photo: Radio-Canada / Mémoire d'encrier
Radio-Canada

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix de : Philippe Marcoux
Émission : 
Les matins d'ici, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE Ottawa/Gatineau, en semaine, de 5 h 30 à 9 h
Titre : Sans capote ni kalachnikov
Auteur : Blaise Ndala
Éditeur : Mémoire d’encrier, 2017

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

Parce que vue par les travailleurs humanitaires, les gouvernements donateurs ou les médias qui en parlent, l’aide humanitaire ne peut-être que quelque chose de bien et d’altruiste. Or, Blaise Ndala démonte complètement cette façon de voir les choses, et dénonce une marchandisation de la misère et ceux qui en profitent, consciemment ou non. Il ne s’agit pas ici, pour l’auteur originaire de la République démocratique du Congo, aujourd’hui fonctionnaire fédéral au Canada, de nier l’utilité de l’aide humanitaire, mais de lancer un sérieux avertissement à ceux qui s’adonnent à ce qu’il appelle "l’égocharité".

Philippe Marcoux

RÉSUMÉ

Au-delà de la guerre, de ce qui l’a provoquée et des dérapages racontés par deux ex-soldats rebelles, Blaise Ndala fait le récit d’un monde obsédé par la célébrité et par la marchandisation de la misère. Tout ceci avec, comme trame de fond, un capitalisme sauvage où la guerre sert à exploiter les richesses minières des pays africains.
Rwenzori, Afrique des Grands Lacs. Fourmi Rouge et Petit Che traquent les ombres fuyantes du conflit le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont rebellés contre le dictateur qui a coincé le pays entre une espérance de vie en chute libre et une constipation électorale bien carabinée. Ce qui hante pourtant leur esprit dépasse les aléas du jeu politique. Leur obsession a un nom : Véronique Quesnel, cinéaste attirée par cette république déclarée « centre de gravité de la misère nègre ». Connaîtront-ils le vrai visage de celle qui, de Montréal à Hollywood, draine les foules? Parviendront-ils à découvrir la vérité et à s’inventer un avenir?

EXTRAIT

La rébellion était à ses débuts. Il n’était pas nécessaire d’avoir fini son secondaire pour comprendre que le général Mokomboso ne nous avait pas recrutés pour jouer les gratte-papiers parmi ses soldats, encore moins que les journalistes de pacotille. Or, Petit Che faisait plus que détonner au sein du régiment. C’est moi, faut-il le préciser, qui lui avais choisi ce surnom. J’avais d’abord voulu l’appeler Face d’Écolier, à la fois en écho à ses résultats scolaires, qui lui avaient autrefois valu les foudres des cancres du lycée Saint-Thomas de Kap, et pour ses allures d’élève studieux. Des traits qui subsistaient malgré le port du béret vert frappé d’une tête de mamba et d’un treillis, dans lequel il flottait comme un pantin. Mais il venait d’embrasser la vie de combattant, il lui fallait un nom de guerrier, et Petit Che s’était imposé d’office.

 

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