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Accès au réseau de la STM : une décision de la Commission des droits de la personne dénoncée

En 2015, Laurence Parent, spécialiste des questions de transport adapté, avait dénoncé que deux ascenseurs construits au métro Bonaventure ne menaient pas à la sortie. Les travaux devraient être terminés par l'Agence métropolitaine de transport en 2018.

En 2015, Laurence Parent, spécialiste des questions de transport adapté, avait dénoncé que deux ascenseurs construits au métro Bonaventure ne menaient pas à la sortie. Les travaux devraient être terminés par l'Agence métropolitaine de transport en 2018.

Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Radio-Canada

Le Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ) se désole que ses plaintes concernant l'accès au réseau de la Société de transport de Montréal (STM) aient été rejetées par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Elle souhaite maintenant porter l'affaire devant le Tribunal des droits de la personne.

En 2011, le RAPLIQ s'était adressé à la CDPDJ pour dénoncer le manque d'accessibilité des personnes handicapées au transport en commun montréalais. Or, en mars dernier, la Commission a avisé les plaignants qu'elle fermait le dossier, faute de preuve.

La CDPDJ souligne que la STM s'est engagée à améliorer l'accessibilité des personnes handicapées au métro et aux autobus. Elle estime que des accommodements raisonnables ont été mis en place pour y arriver, compte tenu de contraintes budgétaires et opérationnelles de la STM.

Le RAPLIQ se dit préoccupé par la manière dont la Commission a évalué la défense d'accommodement raisonnable.

« C'est facile de dire "oui, ça créerait une contrainte excessive", [mais] on n'a même pas regardé les chiffres, déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. Serait-elle si excessive que ça? Il n'y a aucun expert externe qui s'est prononcé là-dessus! Alors moi, je me demande c'est quoi vraiment l'impartialité de la Commission. »

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ

Photo : Radio-Canada

La décision de la Commission pourrait également priver les personnes handicapées de recours en cas de discrimination, estime Mme Gauthier.

Nous, on voit ça comme une petite catastrophe. Il y a plusieurs personnes à la Commission qui ne comprennent pas ce que c'est que la discrimination.

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ

Le RAPLIQ estime que le Tribunal des droits de la personne aurait dû être saisi de cette affaire. Le regroupement espère maintenant recueillir des fonds pour porter cette décision en révision judiciaire.

D'après un reportage de Marc Verreault

Grand Montréal

Transport en commun