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Des mois avant d’être pris en charge par un médecin de famille, déplore la CAQ

Les caquistes François Legault, François Paradis et Sylvie D'Amours critiquent les longs délais pour obtenir un médecin de famille au Québec.

Les caquistes François Legault, François Paradis et Sylvie D'Amours critiquent les longs délais pour obtenir un médecin de famille au Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les quelque 500 000 Québécois qui cherchent un médecin de famille attendent en moyenne plus de 16 mois avant d'être pris en charge, selon des documents obtenus par la Coalition avenir Québec (CAQ). Des chiffres que conteste vivement le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Selon des documents obtenus par la CAQ en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les 492 948 patients orphelins du Québec qui cherchent un médecin de famille doivent attendre en moyenne de 404 à 556 jours avant d’en trouver un.

Par ailleurs, toujours selon les données obtenues par la CAQ, pour 88 % de ces patients (434 274 personnes), l’attente est interminable. Ils sont classés « hors délais ».

La CAQ déplore que les cibles d'attente fixées par le gouvernement – soit entre 30 et 90 jours – ne soient pas respectées, et ce, dans toutes les régions du Québec.

 

Le gouvernement a multiplié les réformes au cours des dernières années, notamment avec l’adoption de la loi 20, pour faciliter la prise en charge par un médecin dans un délai de 30 à 90 jours.

Mais la CAQ estime que le plan libéral est un réel échec.

Le porte-parole en matière de santé de la CAQ, François Paradis, affirme que le Guichet d'accès à un médecin de famille (GAMF) est plutôt un « stationnement » pour les familles québécoises. Une expression qui a également été utilisée par la députée du Parti québécois et porte-parole du parti en matière de Santé, Diane Lamarre, plus tôt cette année.

« Le ministre de la Santé nous parle du nombre d’inscriptions, mais oublie de dire le temps que ça prendra. C’est pourquoi les gens qui sont sur le guichet se demandent tous : "à quand mon tour?" »

— Une citation de  François Paradis, porte-parole en matière de santé de la CAQ

La Loi favorisant l’accès aux services de médecine de famille, adoptée en novembre 2015, prévoit augmenter la proportion de Québécois qui ont un médecin de famille de 70 % à 85 % d'ici 2018. Les médecins qui refuseront d'étendre substantiellement leur clientèle et d'accroître d'autant leur disponibilité en cabinet seront sanctionnés. Tous les élus des partis d'opposition se sont opposés à l’adoption de cette loi.

« La CAQ déforme la réalité », dit Gaétan Barrette

Selon le ministre Barrette, les chiffres obtenus par la CAQ ne reflètent pas la réalité et ne tiennent pas compte des récents progrès accomplis.

« Il y en a qui attendent, c’est vrai. Mais ils attendent sur une projection du passé, qui était plus lente », a expliqué M. Barrette en entrevue à ICI RDI, ajoutant que 75 000 personnes ont été inscrites au GAMF au mois de décembre 2017.

M. Barrette tient à rappeler que l’échéance pour atteindre son objectif de 85 % est le 31 décembre 2017.

« On est à mi-chemin [...] Ce que la CAQ dit, c’est qu’on devrait [déjà être] là où l'on devrait être le 31 décembre 2017. Et ils savent que c’est impossible. »

— Une citation de  Gaétan Barrette, ministre de la Santé

Il ajoute que les Québécois se sont inscrits « en masse » et qu’il y a une limite au nombre de patients qui peuvent être vus par un médecin en une journée.

Mais François Legault souligne que la date butoir arrive rapidement et qu’il y a encore beaucoup à faire.

« On a inscrit seulement 500 000 patients et ils attendent. On n’atteindra sûrement pas l’objectif le 31 décembre. Et on aura perdu trois ans et demi… »

— Une citation de  François Legault, chef de la CAQ

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) estime pour sa part que les politiciens de la CAQ font « de la petite politique » et soutient que l’accès à un médecin de famille au Québec est « meilleur que jamais ».

« Il se prend en charge des dizaines de milliers de patients tous les mois, du jamais vu. Cela est démontré et quantifié. On n’est pas responsable de ce qu’un logiciel gouvernemental écrit aux patients, surtout qu’une majorité de patients sont pris en charge par d'autres moyens que le GAMF, a indiqué à Radio-Canada un porte-parole pour la FMOQ. On va donc rester concentrés sur notre mission et laisser les politiciens faire de la politique. »

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