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Un rassemblement de Marine Le Pen perturbé en Corse

Une cinquantaine de manifestants ont perturbé le rassemblement de campagne de Marine Le Pen, à Ajaccio, le 5 avril 2017.

Une cinquantaine de manifestants ont perturbé le rassemblement de campagne de Marine Le Pen, à Ajaccio.

Photo : AFP / Pascal Pochard-Casabianca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À 15 jours du premier tour de la présidentielle française, des manifestants ont perturbé samedi une réunion de la chef du Front national (FN) Marine Le Pen en Corse.

La salle où la candidate d'extrême droite devait prononcer un discours samedi a été évacuée après l'exclusion de jeunes nationalistes corses.

Le service d'ordre du FN a fait sortir les 20 à 30 jeunes, dont un a crié « a Francia fora » (la France dehors). Leur expulsion s'est soldée par des échanges de coups et l'usage de gaz lacrymogène.

L'action a été revendiquée sur Twitter par le groupe Ghjuventu Indipendentista.

« Nous ne pouvions accepter que la candidate du Front national vienne sur notre terre distiller son discours marqué du sceau de la haine et de l'anticorsisme primaire [sic] », écrit le groupe.

Jamais nous ne laisserons ce parti, dont l'ancien leader [Jean-Marie Le Pen] avait demandé la peine de mort pour les prisonniers politiques corses, venir en toute sécurité dans notre pays.

Une citation de : Ghjuventu Indipendentista, sur Twitter

Marine Le Pen a finalement utilisé une autre salle du Palais des congrès d'Ajaccio pour tenir son rassemblement.

À la sortie de la réunion, de nouveaux incidents ont éclaté entre des participants et des manifestants. Les policiers, sur qui des oeufs ont été lancés, ont répliqué avec du gaz lacrymogène.

Sprint final

Selon plusieurs sondages, l'écart se resserre entre les quatre principaux candidats à la présidentielle, soit Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

D'après une enquête BVA Salesforce publiée samedi, la popularité de ce dernier a bondi de 4 points en une semaine; il rejoint maintenant François Fillon, avec 19 % d'intentions de vote au premier tour. Les deux hommes réduisent l'écart avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tous deux en baisse et à égalité avec 23 % des intentions de vote.

Avec 8,5 % des intentions de vote, le candidat du Parti socialiste Benoît Hamon peine maintenant à récolter des appuis au sein de sa propre formation. La Haute autorité éthique du PS a tapé du poing sur la table, samedi, déplorant que certains socialistes « tablent manifestement sur la victoire d'un autre candidat » ou « font connaître leur préférence pour celui-ci ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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