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Université de Moncton : budget déficitaire et hausse de 2 % des droits de scolarité

Scott Richmond : Espérer qu'il pleut

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseil des gouverneurs de l'Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, a adopté, samedi, un budget déficitaire comprenant une hausse de 2 % des droits de scolarité.

Le budget 2017-2018 prévoit un déficit de 669 000 $.

Le budget indique que la subvention provinciale aux universités du Nouveau-Brunswick a « subi un gel ou des augmentations bien en deçà de l’évolution des coûts depuis 2013-12014 ». Ces subventions arrivaient par le passé à réduire l’impact de l’augmentation des coûts des services, mais le recteur Raymond Théberge souligne que l’augmentation de 1 % de la cette subvention proposée par le gouvernement est insuffisante pour équilibrer la hausse des coûts.

« On le dit depuis plusieurs années que le financement est inadéquat pour supporter le niveau de services à l’Université de Moncton et la seule façon de rencontrer l’équilibre budgétaire est de réduire le niveau de services », a déclaré Raymond Théberge.

Edgar Robichaud et Raymond Théberge donnant une conférence de presseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Edgar Robichaud, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines, et Raymond Théberge, recteur, présentent le budget de l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

La Fédération des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton (FÉÉCUM) est déçue de voir une augmentation des droits de scolarité. Tristian Gaudet, le président de la FÉÉCUM, estime qu’il s’agit d’un nouveau fardeau sur les épaules des étudiants. « C’est toujours ça la réponse de l’Université, ils veulent augmenter les [droits] de scolarité pour diminuer le manque à gagner », a-t-il affirmé.

Pour le président de la FÉÉCUM, il n’y a rien de surprenant à ce quatrième déficit consécutif. Il croit que l’Université doit changer son mode de gestion pour refléter les changements qui l’affectent. « L’Université est encore gérée comme si elle a 5000 étudiants, alors que les chiffres de cette année sont d’environ 3350 au campus de Moncton. »

Le recteur, pour sa part, dit que tous doivent faire leur part. « Le gouvernement fait une certaine contribution au fonctionnement de l’université, les étudiants en font une aussi », a-t-il indiqué avant de rappeler que les droits de scolarité de l’Université de Moncton sont les plus bas des maritimes.

La baisse du nombre d’inscriptions fait mal

En plus d’un quatrième budget déficitaire consécutif présenté par l’institution, une diminution du nombre d’inscriptions est attendue elle aussi pour une quatrième année consécutive.
L’Université de Moncton comptait plus de 5000 étudiants en 2009, mais environ 4000 en 2017. La baisse est d’environ 20 %.

 

Edgar Robichaud, vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, a expliqué que d’autres postes allaient être supprimés, « surtout au niveau du personnel administratif et non académique, mais également certains postes académiques ». L’Université a dû faire des coupes de millions de dollars pour éviter un trop grand déficit. Selon lui, le déficit n’est pas en lui-même inquiétant. « Je pense que ce qui est inquiétant, c’est le travail qu’on a dû faire pour en arriver là, parce qu’on a dû faire énormément de rationalisation au courant du processus budgétaire. »

Les administrateurs de l’Université se creusent la tête pour diversifier leurs sources de revenus, dans l’espoir de voir des jours meilleurs.

Avec les informations d'Anne-Marie Provost

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