•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des aumôniers aux intervenants spirituels dans les hôpitaux

Des aumôniers aux intervenants spirituels dans les hôpitaux
Radio-Canada

Pendant des générations, des aumôniers ont accompagné les malades en fin de vie dans les hôpitaux. Aujourd'hui, avec le recul de la pratique religieuse, ces aumôniers ont été remplacés par des intervenants spirituels.

Certains intervenants sont encore affiliés à l’Église, comme le prêtre Yves Hébert, mais ils n’interviennent pas auprès des malades pour parler de leurs croyances. Ils sont plutôt présents pour accompagner les patients.

Je ne suis pas là pour parler de religion. Je ne suis pas là pour faire du prosélytisme, absolument pas. Je suis vraiment à l'écoute des personnes. Moi je pars toujours de la personne, des valeurs de la personne.

Yves Hébert, intervenant spirituel à l'hôpital de La Pocatière

Le prêtre consacre une quinzaine d’heures par semaine aux patients de La Pocatière.

Bruno Lévesque, un intervenant laïc, travaille à temps complet au centre hospitalier régional de Rimouski. Il remarque que les malades hésitent souvent à parler de leurs souffrances avec leurs proches, de peur de les inquiéter.

Bruno Lévesque est intervenant spirituel à l’hôpital de Rimouski.Bruno Lévesque est intervenant spirituel à l’hôpital de Rimouski. Photo : Radio-Canada

Souvent devant les proches, il arrive que le patient joue la personne forte, mais il y a tout un bagage d'émotions. Alors je peux être là pour marcher avec eux là-dedans.

Bruno Lévesque, intervenant spirituel au centre hospitalier régional de Rimouski

Un métier, une vocation

M. Lévesque indique que ses échanges avec les patients sont souvent émouvants. Il admet que son travail est parfois difficile et qu’il lui arrive de pleurer après ses rencontres.

À l’hôpital de La Pocatière, son homologue, Yves Hébert, confie également qu’il s’attache souvent à ses patients et qu’il est difficile d’être témoin de leurs souffrances.

L'intervenant spirituel Yves Hébert rencontre une patiente à l'hôpital de La Pocatière.L'intervenant spirituel Yves Hébert rencontre une patiente à l'hôpital de La Pocatière. Photo : Radio-Canada

Il dit toutefois préserver une saine distance avec eux pour être en mesure de bien faire son travail. Lorsqu’une situation devient trop difficile, il peut également faire appel à l’équipe avec laquelle il collabore.

Les deux intervenants décrivent toutefois leur travail comme étant une vocation qui donne du sens à leur vie.

Un vide à combler

Le personnel soignant souligne d’ailleurs l’importance des intervenants spirituels dans un contexte où le personnel hospitalier a été réduit et où les médecins sont surchargés.

Nancy Drolet est infirmière au centre hospitalier régional de Rimouski.Nancy Drolet est infirmière au centre hospitalier régional de Rimouski. Photo : Radio-Canada

Des fois, c'est une douleur psychologique, existentielle qu'ils ont. Si on n'a pas Bruno dans notre équipe qui peut nous aider, nous guider là-dedans, on passe à côté de la souffrance des gens.

Nancy Drolet, infirmière au Centre hospitalier régional de Rimouski

Les patients gravement malades et en soins palliatifs ont également souvent besoin d’appui pour prendre certaines décisions, explique Marie-Josée Caron, assistante infirmière-chef à l’hôpital de La Pocatière.

D'après les informations de Paul Huot

Bas-Saint-Laurent

Croyances et religions