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Plus de place pour les cyclistes et les piétons réclamée dans le Grand Moncton

La Ville de Moncton a présenté en grande pompe un plan pour freiner l'étalement urbain. Des voix s'élèvent maintenant pour faire plus de place aux vélos et aux piétons.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Moncton a présenté en grande pompe un plan pour freiner l'étalement urbain. Des voix s'élèvent maintenant pour faire plus de place aux vélos et aux piétons.

Un texte d'Anne-Marie Provost

Chez les Vigneau, il n'y a pas de voitures dans l'allée qui mène à leur imposante maison dans le quartier Sunny Brae, à Moncton. Ils font partie des rares familles qui n'ont pas d'automobile.

Avec sept enfants dont six encore à la maison, les parents doivent parfois déployer des trésors d'organisation pour que tout fonctionne entre l'école, le travail et les autres activités.

Dans le garage derrière la maison, les vélos sont bien cordés à côté d'une table de ping pong où les enfants jouent quand ils rentrent de l'école, à pied.

La famille Vigneau à Moncton compte sept enfants.
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La famille Vigneau à Moncton compte sept enfants.

Photo : Radio-Canada

La tribu se déplace aussi en transport en commun et parfois en taxi quand vient le temps de faire de plus grosses épiceries. Pour les voyages, la famille loue une voiture.

Pour Dominique Vigneau, la vie sans voiture est possible et fonctionne, même si c'est plus difficile l'hiver.

La mère de famille sent toutefois que la ville n'est pas faite pour la marche et le vélo.

« On circule dans un périmètre qui nous permet de faire nos courses et nos choses à une distance qui est faisable à pied ou en bicyclette, mais c'est difficile de circuler ici de façon sécuritaire parce que Moncton est très axée sur la voiture. »

— Une citation de  Dominique Vigneau

Bon pour la santé physique

À Moncton, l'heure est aux stratégies pour contrer l'étalement urbain et développer le centre-ville, tout en favorisant les déplacements sans voiture.

Selon Dominique Vigneau, la ville gagnerait à développer un réseau de pistes cyclables dans les plus petites rues. Elle aimerait aussi des espaces plus conviviaux pour les piétons.

La décision de ne pas avoir de voiture est un choix de vie encore rare dans la région, que la famille aurait difficilement pu se permettre en zone plus rurale.

Pour la résidente de Moncton, ce choix peut avoir de bonnes conséquences.

« On bouge beaucoup. Quand on n'a pas de voiture, il faut marcher beaucoup dès qu'on sort de la maison, ou on prend la bicyclette. Alors oui nous autres on est très en forme, les enfants aussi. »

— Une citation de  Dominique Vigneau

Problème d'embonpoint au Nouveau-Brunswick

Se déplacer principalement en voiture peut avoir un impact sur la santé physique.

Alors que le taux d'obésité est particulièrement alarmant au Nouveau-Brunswick comparativement aux autres provinces, certains estiment que les villes et les villages gagneraient à faire plus de place aux cyclistes et aux piétons.

« On aurait tout à gagner, quand on regarde les prochaines 20 années, à déterminer quelles mesures pourront encourager un déplacement plus actif. Il n'y a aucun doute que ça pourrait avoir un impact sur la santé de la population », affirme Stéphane Robichaud, directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.

Stéphane Robichaud, directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.
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Stéphane Robichaud, directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Reste que pour plusieurs, la voiture est essentielle quand les services sont plus loin.

« J'ai beaucoup d'amis qui vivent loin, qui ont des autos mais qui ne marchent pas. Ils ne vont pas faire du vélo avec moi. Moi parce que je suis assez proche je peux faire du vélo au " mall " chaque jour, alors ça me fait faire de l'exercice. »

— Une citation de  Samuel-David Luce
Un adolescent en bordure d'une rue
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Samuel-David Luce est élève à l'école Mathieu-Martin à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

L'étalement urbain peut inciter les jeunes et les moins jeunes à prendre une voiture pour se déplacer. De son côté, la ville de Moncton veut agir pour ramener la population au centre-ville, autour de la rue Main, où les résidents auront accès à pied à une panoplie de services.

Des villes veulent agir

L'idée de favoriser l'activité physique commence à faire son chemin dans les villes et les villages du Nouveau-Brunswick.

« Au fur et à mesure que les communautés sont sensibilisées sur ces taux-là, ça génère beaucoup de conversations. Des conversations sur l'environnement dans lequel on vit, est-ce que c'est propice pour l'activité physique? », souligne Stéphane Robichaud.

Par exemple, dans certains villages où l'obésité est problématique, on se demande s'il y a assez de lumière le soir pour que les résidents puissent se promener en sécurité.

De leur côté, les municipalités de Moncton, Dieppe et Riverview planifient l'amélioration des déplacements en autobus, en vélo ou à pied dans les prochaines années.

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