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Deux entreprises sur les rangs pour améliorer l’accès à Internet en Gaspésie

Une prise qui permet d'accéder à Internet.

Un câble branché

Photo : Shutterstock / Shutterstock/Denis Rozhnovsky

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux entreprises de la Gaspésie s'apprêtent à déposer des demandes de financement de plusieurs millions de dollars pour mettre à jour et développer leur réseau Internet.

Navigue.com, une entreprise privée de Saint-Godefroi, (Nouvelle fenêtre) et le Réseau collectif de communications électroniques et d’outils de gestion Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (RCGIM) entendent bien profiter des programmes gouvernementaux Brancher pour Innover et Québec Branché.

Pour ces deux entreprises, l'aide attendue des gouvernements fédéral et provincial est même une question de survie.

Pour être maître de son réseau

Navigue.com offre depuis 10 ans Internet sans fils dans des endroits où Telus ou Bell a refusé d'offrir le service.

Mains et clavier d'ordinateurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La conciliation travail-retraite

Photo : iStock

Présentement, Navigue.com compte sur le réseau de Telus ou sur celui du Réseau collectif gaspésien pour desservir ses 6000 clients. Pour plus d'autonomie, Navigue.com déposera un projet de près de 8 millions de dollars pour installer sa propre fibre optique.

Le directeur général de l’entreprise, Jean-Marie-Perreault, explique que cet investissement viendra stabiliser l’offre de services.

Ça va nous permettre de ne pas toujours dépendre d'un privé qui peut décider de nous laisser passer ou pas.

Jean-Marie-Perreault, directeur général de Navigue.com

Une clause contraignante

De son côté, le Réseau collectif de communications électroniques et d’outils de gestion Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (RCGIM) a été implanté en 2005 pour offrir Internet haute vitesse aux commissions scolaires, cégeps, MRC et municipalités de la région.

Dix ans plus tard, force est de constater que l'équipement est désuet et qu’il doit être renouvelé. Montant de la facture : 3 millions de dollars. De plus, le temps presse puisque le réseau pourrait tomber à tout moment. Le président du RCGIM, Yves Galipeau, indique que les ministères concernés sont bien au fait des besoins et de l’urgence de la situation.

Des jeunes à la bibliothèqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

28% des Ontariens comptent sur leurs bibliothèques publiques pour l'accès à internet.

Photo : Bibliothèque publique de Temiskaming Shores

Toutefois, pour obtenir de l'aide gouvernementale, la fibre optique doit pouvoir être utilisée sans restriction par des entreprises comme Navigue.com. Le hic, c’est que le RCGIM a signé avec Telus un contrat de 20 ans qui limite l’accès du réseau collectif.

Le directeur du RCGIM précise toutefois que la demande de subvention est prête. « On a même des documents d'appels d'offres qui sont prêts à lancer, à partir, quand le financement sera accordé, souligne Yves Galipeau, mais il y a bien sûr cette clause qui'il faut négocier avec Telus et c'est l'objet de toute notre attention en ce moment. »

Telus indique des discussions sont en cours avec le réseau collectif. Le géant des télécommunications ajoute que les règles du partage des réseaux sont dictées par le CRTC, et qu'elles ont encadré l'implantation de la fibre optique en Gaspésie.

Par contre, le temps presse : la date limite pour le dépôt des projets et d'aides financières est le 20 avril.

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