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Gerald Stanley devra subir un procès concernant le meurtre de Colten Boushie

La Gendarmerie royale avait une forte présence au début de l'enquête préliminaire de Gerald Stanley.

Photo : Radio-Canada / Matthew Garand

Radio-Canada

L'homme accusé du meurtre de Colten Boushie devra subir un procès. Gerald Stanley est accusé de meurtre au second degré du jeune Autochtone de 22 ans tué par balle le 9 août 2016, près de Biggar, à 123 km de Saskatoon.

Rectificatif : Une version précédente de ce texte indiquait que la manifestation a lieu au quatrième jour de l’enquête préliminaire. En fait, il s’agit du troisième jour.

Au troisième jour des audiences préliminaires à la Cour provinciale de North Battleford, le juge Bruce Bauer a déterminé que la preuve était suffisante pour déclencher un procès, dont la date n'est pas encore déterminée.

Cette décision a été bien accueillie par les proches de Colten Boushie. À l'extérieur de la Cour, la cousine du jeune homme, Jade Tootoosis, a affirmé que la famille était heureuse de voir le dossier franchir une nouvelle étape.

Je suis certain que mon frère est heureux là-haut

William Boushie, frère de Colten Boushie

« Justice pour Colten », scandent des manifestants

« Nous avons perdu notre Colten », a déclaré Jade Tootoosis pendant la manifestation qui s'est tenue avant l'audience. Pendant ce temps, la mère du jeune homme, Debbie Baptiste, regardait vers le ciel, une photo de son fils entre les mains.

De son côté, le chef de la communauté de Red Pheasant, Clint Wuttunee, a affirmé que cette histoire montre que le racisme existe toujours dans la province. « C'est très émotif. »

La foule a scandé « Justice pour Colten » au son des tambours lorsque Gerald Stanley a marché vers la Cour en compagnie de son avocat, Me Scott Spencer.

La vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, Heather Bear, a qualifié de ridicules les inquiétudes de Me Spencer concernant la tenue d’un procès juste et équitable. Selon elle, les Premières Nations ont le droit de nommer les injustices lorsqu’elles les voient. « Nous ne partirons pas », a-t-elle clamé.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait une forte présence à la Cour provinciale lors du lancement de l’enquête préliminaire. Les policiers ont par la suite réduit leur présence, après que la famille de la victime se fut dite intimidée.

 

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