•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des scientifiques déplorent l’interdiction des cétacés à l’Aquarium de Vancouver

La femelle béluga Aurora, morte en novembre 2016, à l'Aquarium de Vancouver
La femelle béluga Aurora, morte en novembre 2016, à l'Aquarium de Vancouver Photo: La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Des scientifiques soutiennent que la décision de la Commission des parcs de Vancouver d'interdire la captivité des cétacés à l'Aquarium de Vancouver aura des effets graves sur la recherche des mammifères marins en voie de disparition.

Le directeur de l’unité de recherche sur les mammifères marins à l’Institut pour les océans et les pêcheries de l’Université de la Colombie-Britannique, Andrew Trites, croit que l’interdiction « manque de vision ».

Il souligne que beaucoup de recherche peut être effectuée dans la nature, mais certains types de recherche pour la conservation des cétacés peuvent seulement être effectués avec des animaux dans des conditions contrôlées.

On ne ferait pas la recherche s’il n’y avait rien à apprendre. C’est primordial.

Andrew Trites, directeur de l’unité de recherche sur les mammifères marins à UBC

M. Trites précise que des questions importantes concernant la population en déclin des baleines du sud de la Colombie-Britannique demeurent sans réponse.

« Interdire la captivité des cétacés, c’est interdire la recherche et tourner le dos à la survie des populations menacées et en voie de disparition […] Pour moi, c’est absurde », soutient-il.

Un chercheur salue la décision

De son côté, le chercheur et cofondateur de la station d’observation de baleines Cetacea Lab sur l’île Gil, Hermann Meuter, salue l’interdiction.

« Je crois que toute recherche sur une espèce aussi développée que les cétacés dans un environnement captif est très limitée. Je me méfierai de tout article scientifique qui indique que des découvertes sur des baleines en captivité s’appliquent à l’espèce dans son habitat naturel », affirme-t-il.

M. Meuter indique que certaines recherches sur les baleines, comme sur leur vie familiale, peuvent seulement être effectuées dans la nature.

Les baleines sauvages n’ont pas leur comportement naturel dans une « piscine en ciment », selon le chercheur.

Colombie-Britannique et Yukon

Environnement