•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recommandations sur le bilinguisme : la politique est presque prête, selon la Ville de Moncton

Un écriteau bilingue

Un écriteau bilingue

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a un an, le comité sur le bilinguisme à Moncton déposait son rapport final. Parmi les recommandations, une meilleure sensibilisation des organismes culturels et sportifs afin que ceux-ci offrent des services de qualité égale dans les deux langues officielles.

Depuis un an, la Ville de Moncton met en place les recommandations du rapport sur le bilinguisme. La première étape était de mettre à jour la politique municipale en matière de langues officielles. Nicole Melanson, gestionnaire aux communications et aux services bilingues à la Ville de Moncton, explique que la politique avance rapidement. « La politique est à 85 % terminée. On est en train de mettre les points sur les i. On prévoit présenter ça en séance publique du conseil pour adoption avant l’été », a-t-elle affirmé.

Le travail ne s’arrête cependant pas là. L’un des grands défis d’instaurer ce type de politique est d’encourager le bilinguisme dans les associations sportives majoritairement anglophones.

Plusieurs organisations sportives font des efforts en ce sens. À Curl Moncton, plus de 30 % des membres sont francophones. « On essaye d’assurer la nature bilingue de notre organisme. On est dans une ville bilingue, une province et un pays bilingue. Il faut donc être conséquent », a expliqué Jacques Robichaud, le vice-président de Curl Moncton.

Des réticences

Toutefois, d’autres associations ne semblent pas avoir la même motivation. La possibilité d’offrir du financement conditionnel au bilinguisme est encore une fois évoquée, mais Nicole Melanson ne croit pas que cela serait positif. « On ne voudrait pas placer des conditions par rapport aux langues officielles sur les organismes parce que ça peut ne pas avoir d’effet positif sur eux autres non plus. »

La municipalité préfère y aller par étapes. Pour le moment, on est à fournir un soutien dans la traduction des documents d’inscription fournis aux membres.

Johanne Savoie est mère de famille et elle estime que le fait de critiquer les politiques est un devoir : « C’est sur qu’on a l’impression d’être chialeux peu importe parce qu’on veut être servi dans notre langue, mais je pense que c’est important de l’être parce que si on ne l’est pas qui va l’être? »

La Ville de Moncton espère mettre en place toutes les recommandations du rapport d’ici les prochaines années, sans s’engager sur un échéancier précis.

D'après le reportage de Karine Godin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !