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Brad Wall vantera le captage et le stockage de carbone aux Américains

La centrale Boundary Dam dans le sud-est de la Saskatchewan

La centrale Boundary Dam dans le sud-est de la Saskatchewan

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lors de sa visite à Washington cette semaine, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, compte discuter de la technologie de captage et de stockage de carbone, une bonne initiative, croit le titulaire de la Chaire de recherche en politique publique de l'école Johnson Shoyama de l'Université de la Saskatchewan, Daniel Béland.

La Saskatchewan possède une usine qui utilise ce procédé, Boundary Dam 3, dans le sud de la province. Le captage et le stockage de carbone consistent à retenir les émissions de CO2 produites par l’usine pour les emmagasiner dans le sol ou les vendre à une entreprise pétrolière.

Daniel Béland rappelle que Donald Trump veut défendre l’industrie du charbon. Par conséquent, la promotion de cette technologie, innovatrice peu répandue auprès de son gouvernement pourrait être intéressante.

« Je pense que c’est de bonne guerre pour Brad Wall d’essayer de promouvoir ça aux États-Unis. C’est sûr que ça intéresserait l’administration Trump parce que, de son point de vue, le charbon, ce n’est pas mort, ça doit continuer. Il faut essayer de protéger cette industrie-là. Et oui, la Saskatchewan pourrait aider dans ce sens-là », lance-t-il.

Répéter le même message

Selon M. Béland, la visite de Brad Wall à Washington a peu de chances de faire changer les politiques protectionnistes de l’administration Trump. Cela ne signifie toutefois pas que les efforts du premier ministre seront vains.Le politologue souligne que, si plusieurs premiers ministres des provinces répètent que les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont primordiaux, peut-être que certains éléments seront pris en considération.

La présence de M. Wall à Washington est d’ailleurs liée à une campagne qu’il a lancée il y a quelques semaines en se rendant en Iowa pour promouvoir l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Cette deuxième visite en terre américaine serait effectuée en collaboration avec le premier ministre du Canada.

« C’est une campagne qui est liée à une conversation qu’il a eue avec Justin Trudeau qui lui a demandé de faire la promotion du libre-échange aux États-Unis », soutient le politologue.

Brad Wall est à Washington jusqu’à jeudi. Il doit notamment s’entretenir avec le secrétaire à l’Énergie, Rick Perry, le secrétaire au Commerce et responsable de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, Wilbur Ross, et finalement le directeur de l’Agence de protection de l’Environnement des États-Unis, Scott Pruitt.

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