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Des familles déplorent un manque de soins pour enfants suicidaires au Manitoba

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une fille assise sur la marche d'un escalier, recroquevillée sur elle-même

Au cours des trois dernières semaines, 18 familles manitobaines ont contacté le député libéral Jon Gerrard pour lui dire qu'elles sont désarmées face à la détresse mentale de leur enfant.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des Manitobains ayant des enfants aux prises avec des pensées suicidaires et des problèmes de dépendance font pression sur le gouvernement provincial pour rendre plus accessibles les soins de santé mentale.

À l’invitation du député libéral Jon Gerrard, la porte-parole de l’Association manitobaine des troubles de l’humeur (AMTH), Bonnie Bricker, ainsi que cinq familles se sont présentées à l'Assemblée législative du Manitoba lundi pour témoigner de ce qu'elles vivent.

Mme Bricker a indiqué qu’au cours des deux dernières semaines M. Gerard et elle ont reçu des appels de 18 familles d’enfants suicidaires différentes qui n’arrivaient pas à accéder à des ressources essentielles pour garder ces derniers en vie.

« C’est une situation difficile pour les parents. Ils ont peur pour leur enfant, et on n’a pas les ressources pour les aider », déplore le député de River Heights.

Il y a des parents qui doivent dormir à tour de rôle sur le pas de la porte de la chambre de leur enfant pour s’assurer que celui-ci ne se fait pas de mal.

Bonnie Bricker, porte-parole, AMTH

Les familles ont raconté que des enfants qui n'ont que 11 ans qui quittent un hôpital après des pensées ou des gestes suicidaires doivent ensuite attendre plusieurs mois avant de bénéficier d’un programme de thérapie cognitive du comportement.

Certains Manitobains se tournent vers d’autres provinces ou se font soigner aux États-Unis, à leurs propres frais, a souligné Bonnie Bricker.

Toutefois, pour d’autres, comme le fils de Mme Bricker, le délai d’attente en vue d’un traitement peut avoir des conséquences mortelles. Reid Bricker était inscrit sur une liste d’attente pour une thérapie comportementale dialectique quand il s’est suicidé en octobre 2015.

Beaucoup de gens passent entre les mailles du filet, et ils le paient de leur vie.

Bonnie Bricker, porte-parole, AMTH

La porte-parole en santé mentale veut que des thérapies cognitives de comportement soient offertes dans les communautés par des organismes comme l’AMTH. Elle souhaite également qu’il y ait des centres de traitement résidentiels au Manitoba pour ceux qui souffrent de maladies mentales et de problèmes de dépendance.

« Gardons nos êtres chers au Manitoba, a imploré Mme Bricker. Je ne veux pas que les familles aient à livrer une bataille contre Santé Manitoba pour un financement de 30 000 $ par mois. Réglons ça ici [à l’Assemblée législative]. »

Le ministre de la Santé, Kelvin Goertzen, confirme qu'une nouvelle politique portant sur les soins de santé mentale sera très bientôt en vigueur.

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